LivrEcran 2026 \ Le Signal 149 kHz – La série télévisée

Dans la série des séries, je signale “Le Signal 149 kHz“, une série en six épisodes signée François Uzan, réalisée par Slimane Baptiste Berhoun et Karim Ouaret, librement adaptée du roman “Le Signal” de Maxime Chattam et diffusée sur Novo 19 en février 2026.

Le pitch : En emménageant sur la petite île bretonne de Kernolé, la famille Dormeuil espère prendre un nouveau départ. Olivia, journaliste à succès, est enceinte de son deuxième enfant. Elle a mis sa carrière sur pause pour mener à bien cette grossesse et son mari Paul a trouvé un poste de médecin sur l’île. En revanche, leur fille Camille traîne les pieds. En froid avec sa mère à qui elle reproche d’avoir toujours privilégié sa carrière, l’ado inventive et passionnée de science ne trouve qu’un intérêt à ce déménagement : les puissantes perturbations électromagnétiques présentes sur l’île lui permettront peut-être de prouver sa grande théorie. Camille pense en effet qu’il y a un lien entre les ondes et l’au-delà…

Lisant toujours au ralenti pour cause d’esprit encombré par un odieux boulet qui pourrit mon environnement professionnel au point de me mettre à l’arrêt, je continue, lentement mais sûrement, à me familiariser de nouveau avec le petit écran, notamment à travers quelques séries. Je vous ai déjà parlé de “Surface” (déjà réalisée par Slimane Baptiste Berhoun !) et “Il était deux fois“, je vous parlerai très prochainement de “Rien ne t’efface” tandis que j’envisage de regarder “Le Temps est assassin” si l’occasion m’en est laissée… Mais aujourd’hui, c’est “Le Signal” qu’il me faut vous présenter.

Si je me souviens avoir lu et apprécié la lecture du roman de Maxime Chattam, je dois tout de même vous avouer ne plus en avoir un souvenir précis, si ce n’est qu’il m’avait fait flipper… Et c’est tout à fait normal puisqu’en recherchant ma chronique, celle-ci remonte à décembre 2018 ! Je vous dirai toutefois que ce n’est pas plus mal puisque les différences m’ont tout de même frappée dès le début de la diffusion, à commencer par le lieu de l’intrigue puisque la série nous installe sur une petite île de Bretagne quand le roman se déroule au fin fond des Etats-Unis. Qu’à cela ne tienne, et au risque de me répéter, une adaptation n’est pas une transposition, aussi ai-je préféré ranger mes souvenirs dans un coin de ma petite tête pour me consacrer à cette série comme une œuvre originale, que je trouve par ailleurs très réussie.
Il me semble que, d’emblée, les créateurs de ont opté pour l’angle du thriller horrifique. C’est un parti pris complètement assumé et remarquablement retranscrit, respectant l’esprit du livre tout en malmenant avec audace le cœur des téléspectateurs. C’est à la fois inquiétant et addictif, accentuant ainsi le rythme déjà soutenu du visionnage. De la même manière, cette ambiance angoissante au frontières du fantastique nous permet d’accepter que non, nous n’aurons pas toutes les réponses à nos questions, ce qui n’est pourtant pas dans mes habitudes en ce qui me concerne !
Bien que certaines scènes m’aient paru… Disons un tantinet kitsch (je n’ai rien de mieux, désolée) et n’ayant pas été convaincue par l’ensemble des acteurs (Annabelle Lengronne et Grégory Montel qui, selon moi, n’incarnaient pas suffisamment leurs personnages respectifs), je me suis beaucoup attachée à Camille (brillamment interprétée par Sarah Pachoud) et son acolyte Lina (que joue la talentueuse Leina Djema). A mes yeux, ces deux jeunes comédiennes portent l’entière série. Parce que Camille est passionnée de science dont on ne comprend pas tous les tenants et les aboutissants (n’oubliez pas que je suis une littéraire dans l’âme !) mais Lina s’avère comme nous, nous permettant ainsi de ne pas perdre le fil, et même d’y rester bien accroché tout au long des six épisodes. Une mention spéciale pour Maxime Chattam lui-même, qui tient un petit rôle dans sa propre intrigue, ce que j’ai beaucoup apprécié en tant que lectrice passionnée ! 
Six épisodes rempli de suspense, au cours desquels la tension ne cesse de grimper jusqu’à un final qui nous met bien les nerfs en pelote avant de franchement nous émouvoir.

En bref, j’ai beaucoup aimé cette série pour elle seule (et non pour l’adaptation), qui m’a par ailleurs permis de découvrir la chaine Novo 19 que je n’avais jamais regardée jusque-là ! C’est d’autant plus appréciable qu’elle est accessible à tous, (contrairement à ce qui était initialement prévue pour cette série lorsque Maxime Chattam nous l’avait présentée aux Quais du Polar il y a quelques années), et que ce n’est effectivement pas un programme envisageable sur les chaînes du service public… Alors merci !

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