Chroniques 2026 \ La Trilogie du Mal – Tome 3 : Maléfices de Maxime Chattam

Et si Spiderman était devenu un serial killer ? “La Trilogie du Mal – Tome 3 : Maléfices” de Maxime Chattam, initialement paru aux éditions Michel Lafon le 04 mars 2004, publié au format poche aux éditions Pocket et récemment réédité en version collector.

Le pitch : À Portland, Oregon, plus aucun habitant de la ville ne se couche sans avoir inspecté au préalable son lit : depuis quelques semaines, un tueur en série s’immisce dans le domicile de ses futures victimes et y introduit des espèces d’araignées parmi les plus dangereuses au monde. Dans le même temps, des cadavres de femmes momifiés et emprisonnés dans des toiles d’araignée géantes sont découvertes dans les forêts alentour. Les victimes sont vidées de leurs organes, comme aspirées. Les rumeurs les plus folles se propagent. Annabel O’Donnell, la détective new yorkaise, et Joshua Brolin, le célèbre profiler, rejoignent l’enquête aux côtés du FBI. Quel est ce monstre que l’on surnomme Arachné et dont les empreintes digitales sont celles des personnes disparues ? Comment fait-il pour s’introduire chez ses victimes sans jamais être vu, sans effraction, et pour enlever ses victimes à la barbe des familles endormies ? Très vite, la rumeur enfle dans tout Portland : et si Arachné n’était pas humain ?

Après l’avoir lue il y a quelques années, c’est avec bonheur que j’ai vu “La Trilogie du Mal“, œuvre culte de Maxime Chattam ayant largement contribué à sa notoriété, reprendre place librairie dans une version unique et collector d’une noirceur absolument sublime… Que j’ai retrouvé au pied de mon sapin pour Noël : L’opportunité était trop belle pour ne pas relire ces titres et raviver mes plus effrayants souvenirs ! Je me rappelais que “L’âme du mal” demeurait mon préféré, “In Tenebris” étant le plus terrible et “Maléfices” le plus malaisant pour la simple et bonne raison qu’il y est question d’araignées : Ma mémoire ne m’a pas trahie et c’est fidèle à moi-même que je vous livre aujourd’hui mon ressenti…

Dès ses premiers romans, Maxime Chattam explorait toutes les facettes du mal comme personne pour nous coller des frissons en toutes saisons et à toutes les occasions. Et l’auteur nous attaque ici de façon sournoise en glissant les pires créatures à huit pattes qui existent de par le monde. Moi qui n’en ai que deux (pattes ^^), je ne les aime pas, ce d’autant plus qu’elles distillent leur poison par des morsures et, à l’instar des zombies, je trouve ça caca (c’était ma séquence maturité, je vous remercie). Autrement dit, nombre d’entre nous vont psychoter dès qu’une tâche noire va se profiler à l’horizon après la lecture de ce bouquin qui ne manque pas de venin !
Maxime Chattam s’empare donc d’un terrifiant sujet qu’il maîtrise à la perfection pour nous filer des sueurs froides au gré d’une intrigue machiavélique et complexe redoutablement maîtrisée, dans laquelle on se retrouve pris au piège sans crier gare, tel un moucheron au beau milieu d’une toile d’araignée.
Outre l’indécent besoin de savoir et de comprendre tout en se faisant peur, c’est avec une joie sincère qu’on retrouve le détective Joshua Brolin et l’enquêtrice Annabel O’Donnel. Si, et à l’instar de ses aînés, cet opus peut se lire de manière indépendante, se priver de l’histoire et de l’évolution de ces deux personnages serait un crime que je ne saurais vous laisser perpétrer. Aussi je vous invite à bien découvrir cette trilogie dans l’ordre, vous n’en éprouverez que plus d’empathie et d’émotions, envers et à travers eux. Car rarement je n’aurais autant frémi, tremblé, flageolé, bouilli, vibré, qu’en leur compagnie.
Parce que l’auteur n’épargne rien ni personne, disperse ses cadavres de sa plume fluide et nerveuse, nous met sous tension et nous tient en haleine avec son style vif et haletant d’un bout à l’autre du récit, pour une expérience littéraire qui hante nos nuits longtemps. Très longtemps.

En bref, je n’aimais déjà pas les araignées avant, je les apprécie encore moins maintenant : Ce troisième livre devrait être vendu avec un aérosol contre les insectes et arthropodes. Quant à moi, j’ai bien envie de me frotter à tous les dangers en reprenant l’entière bibliographie de Maxime Chattam : Par quel titre poursuivre mes relectures à présent ?

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