A l’image de son petit prédécesseur, le mois de mars, plus long de trois jours et suffisamment sournois pour nous imposer un changement d’heure, s’est révélé bien chaotique pour votre blogueuse déjantée. Pour autant cela n’a pas empêché au Club de lecture de se réunir pour un goûteux bilan autour du thème suivant :
Avec mars, mardi gras est arrivé… Profitons-en pour bouquiner salé sucré !
Un thème aussi délicat que délicieux, qui a su offrir d’appétissantes heures de lecture à 17 gourmands ! Je vous laisse désormais découvrir nos succulentes idées : Bonne lecture !

L’idée lecture d’Ingrid : De sel et d’aventure – Odile Marteau Guernion (S-Active éditions)
Armelle bouillonne d’imagination et ne rêve que d’une chose, assouvir un souhait ancien ; embarquer sur un voilier pour un long voyage. Rien ni personne ne pourra l’empêcher de faire ce qu’elle aime. Elle témoigne à coeur ouvert de son aventure sur un journal retrouvé dans son appartement. Pauline, jeune femme pétillante et curieuse, se jette à corps perdu dans sa lecture qui s’interrompt lors du départ d’Armelle. Que s’est-il passé après son départ ? Qu’est devenue la navigatrice ? Est-elle toujours en vie ? Taraudée par ces questions, Pauline se lance à la recherche de cette femme qui la fascine. Guillaume, jeune homme rêveur et immature entreprend un voyage jusqu’au Pérou, quelle est donc sa quête ? Entre mensonges , coïncidences et introspection, les personnages partent à la conquête d’eux-mêmes sur fond de mer, voilier et tribus en Amazonie. Leurs destins vont se croiser dans cette aventure dont ils reviendront changés à jamais.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Bouquiner salé-sucré ? Je dois dire que ce thème m’a donné du fil à retordre, niveau idée, alors j’avoue avoir pioché dans mes livres déjà lus ! Et en plus, c’est une copine à moi qui l’a écrit.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Armelle, veuve et mère de trois enfants, a disparu en mer. Le nouveau locataire de son appartement retrouve son journal intime dans un placard, qu’il confie à l’une des filles, laquelle découvre alors une partie méconnue de la personnalité de sa mère : son envie d’évasion. Au fil des pages, elle apprend que sa mère a acheté un voilier et veut partir en mer.
En parallèle, on suit l’histoire de Guillaume, qui part au Pérou pour retrouver sa petite amie.
Comment ces deux histoires vont-elles se rejoindre ? On est emporté par cette intrigue et on voyage comme Armelle. On se laisse vivre et bercer par les flots. Une belle histoire, pleine de rebondissements, d’amitié, de découvertes.
L’idée lecture de Camille : Dans la cuisine du diable – Fabio Mitchelli (L’oiseau noir)
Et si le mal était inscrit dans notre ADN ? Un père tueur en série cannibale et une mère derrière les barreaux, voilà à quoi ressemble le patrimoine génétique de Myriana. Alors que la ville de Paris devient le terrain de jeu favori d’un tueur qui sème des cadavres de jeunes filles énucléées sur son passage, Myriana Berisha Lawrence essaie tant bien que mal de donner tort à tous ceux qui voient en elle une bombe à retardement, un monstre en devenir. Fraîchement débarquée au Bastion, la jeune lieutenante Nadia Naccache et son supérieur, le capitaine Adam Cassandre, vont se lancer aux trousses de ce serial killer sanguinaire et croiser sur leur route Myriana et sa mère, deux femmes qui ont côtoyé de près le Mal en personne. Seront-elles une porte d’entrée dans la psyché du tueur ou mèneront-elles les enquêteurs tout droit dans un piège ? Et vous, qui allez entrer dans la tête d’êtres marqués par le sceau du diable, croyez-vous que le goût du sang et de la chair puisse s’hériter ?
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Après une rencontre bien sympathique avec l’auteur, j’avais envie de découvrir son univers. Et pour ne rien enlever, le livre est une petite splendeur. Avec le thème de ce mois-ci et ce livre, je ne savais pas trop avec quelles saveurs j’allais bouquiner mais ça me semblait plutôt approprié !
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Pour une première, c’est plus que réussi. Je me suis régalée. L’écriture de Fabio est d’entrée de jeu percutante, profonde et nous plonge dans un bouillon d’immondices humaines toutes aussi ragoûtantes les unes que les autres… Pour le plus grand délice de lecteurs qui se doivent, toutefois, d’être avertis. Car ce livre n’est pas à mettre dans toutes les mains. Il pose également une question de fond : naît-on profondément méchant et diabolique ? Y est-on prédisposé ? Le devient-on ?
Mais aussi, quelles limites est-on prêt à franchir pour garder le fil, aussi ténu soit-il de l’amour filial ? Il me tarde de découvrir d’autres écrits de l’auteur.


L’idée lecture d’Aurore F. : Tomato Kecchappu Kôteï – Max Obione (SKA/Format numérique)
L’heure de la révolte de la jeunesse a sonné au Japon, le massacre des parents peut commencer…
Le salopard sadique creuse toujours à coups de pioche des galeries dans la chair de ses organes. Il entasse toujours les cailloux dans la mine de ses reins à vif. Depuis hier, une colique insupportable irradie son dos et son bassin qui sont devenus une boule unique de douleur. À hurler ! L’effet bénéfique de la morphine s’estompe. Mais putain le cinoche !
Quel scénario ! Je le tiens !
Le jour se lève.
Shuji Terayama tente de se dresser en roulant sur le côté. Keiichiro est déjà partie, il appelle Toshiyuki.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Je ne savais pas trop dans quoi me plonger pour coller au thème de ce mois-ci, et j’ai pensé à cette nouvelle, au titre improbable, mais qui sonnait comme une recette au ketchup à mon oreille.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Bien loin de ce que le titre m’évoquait, cette nouvelle se rattache à l’univers d’un vieux film japonais expérimental et transgressif, Empereur Tomato-Ketchup. Nous suivons l’esprit tortueux et extravagant de Shuji Terayama, qui explore la contestation de la jeunesse nippone dans les années soixante. Une vision où les jeunes se libèrent de toute la morale et la rigueur imposées par les adultes et la société. Une libération façon orgie, dans laquelle tous les tabous seront transgressés. Je ne connaissais pas cet univers et j’ai apprécié cette découverte totalement décalée, et à contre courant de ce que l’on peut voir/lire habituellement.
L’idée lecture d’Elodie : Le goût des pistaches grillées par un soir d’été – Alice Nevoso (Autoédition/Librinova)
Émilie, 37 ans, est rédactrice la journée et autrice de romances la nuit. Issue d’une famille très conformiste, elle n’assume pas d’écrire des histoires d’amour tendres et légères et elle le cache soigneusement à ses proches. Quand elle fait la connaissance de Leïla, une serveuse ambitieuse et au caractère bien trempé, et de Bastien, prof de théâtre aux yeux verts et à la clairvoyance étonnante, elle ne se doute pas qu’ils vont la bousculer dans ses croyances et qu’elle va devoir affronter ses peurs archaïques… Ce roman parle de confiance en soi et de création artistique, de relation mère-fille, de douche à l’italienne, et d’amour évidemment !
Pourquoi avoir choisi ce titre ? J’ai trouvé que le titre de ce roman très gourmand se mariait tout à fait avec notre thème du mois.
De plus, l’histoire qui nous est conté se révèle douce et pétillante, un peu comme les festivités qui entourent mardi gras.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la vie d’Émilie, auteure à succès peu sûre d’elle et très casanière, dont tout l’entourage ignore l’identité d’écrivaine.
Par un grand concours de circonstance, et aidé par deux femmes au grand cœur, elle va apprendre à lâcher prise et à se faire confiance.
Des défis qui semblent impossibles à surmonter pour cette jeune femme timide, mais l’amitié et la bienveillance de ses nouvelles amies (et d’un prof de théâtre aussi beau que ténébreux) la pousseront à se dépasser.
C’est une lecture feel-good qui m’a beaucoup plu, qui se marie parfaitement avec la saison printanière et mon envie de légèreté livresque.
Une romance drôle et tendre, des personnages très attachants et, surtout, un message positif sur l’acceptation de soi, la tolérance et les relations mère/fille qui ne sont pas toujours évidentes.


L’idée lecture de Béatrice : Un chemin de tables – Maylis de Kerangal (Seuil/Folio)
“La plus grande violence de ce métier, tu sais, c’est que la cuisine exige qu’on lui sacrifie tout, qu’on lui donne sa vie.” Brasserie parisienne, restaurant étoilé, auberge gourmande, bistrot gastronomique : les tables défilent dans la vie de Mauro. Aux côtés de ce jeune chef en vogue, gardien d’un certain héritage, Maylis de Kerangal nous plonge dans l’univers méconnu de la restauration. Un monde fait de passion, de solidarité, mais aussi de violence et de fatigue. Un monde dans lequel la cuisine devient un langage qui s’invente, réunit et se partage, croqué avec brio par l’auteur de Réparer les vivants.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Ce roman m’attendait depuis un moment déjà. Et le thème du mois m’a donné la parfaite occasion pour l’ouvrir et… Le dévorer.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Un chemin de tables est un roman court, une centaine de pages seulement, mais avec un beau jeu de mots dans le titre. C’est le récit d’un parcours de vie, celui de Mauro qui, depuis l’enfance, est baigné dans les bons repas, la nourriture saine et les bons gâteaux. Profil atypique que celui de Mauro qui combine des études en économie tout en se lançant dans le métier de cuisinier, en autodidacte d’abord, puis en passant un CAP.
J’ai beaucoup aimé ce livre, tout en paradoxe : le paradoxe d’un univers à la fois savoureux et violent, le paradoxe de Mauro lui-même qui est tout autant un génie créatif qu’un athlète millimétrant sa vie, et qui est fondamentalement un esprit libre dans un univers de contraintes.
L’autrice, par ses nombreuses descriptions que, personnellement, je ne trouve jamais rébarbatives, nous immerge complètement dans cet univers, nous le fait découvrir sans rien cacher de ses joies ou de ses faces plus sombres.
On entend beaucoup parler de la violence de ce milieu professionnel, et c’est heureux. La lecture de ce livre me fait réaliser, non seulement pourquoi j’aime les bons repas, mais également pourquoi je suis contente de la place que j’occupe dans un restaurant : celle de la cliente attablée.
L’idée lecture de Geneviève : Mãn – Kim Thúy (Liana Levi)
Orient-Occident. Saigon-Montréal. C’est le parcours de Man, une jeune femme que sa mère a voulu protéger en la mariant à un restaurateur vietnamien exilé au Québec. Man a appris à grandir sans rêver, à vivre transparente. Mais en cuisine, lorsqu’elle réinterprète les recettes toutes simples de son enfance, les émotions se déploient. Un bouillon à la tomate rappelle les déchirements d’un peuple, un dessert rapproche deux cultures, et l’art d’émincer le piment en dit long sur celui de la séduction… Dans un subtil balancement entre passé et présent, entre ici et là-bas, Kim Thúy dessine une mosaïque où se mêlent la mémoire, l’amour et l’enrichissement d’être ailleurs.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Ma première rencontre livresque avec Kim Thúy, ce fut avec “Ru”, roman qui fut, à l’époque, un énorme coup de cœur.
Dernièrement, lors d’une soirée coups de cœur “fonds” à la librairie “Lettres à croquer”, “Mãn” nous a été présenté. C’était donc l’occasion idéale pour retrouver l’univers de cette autrice et un autre de ses romans et ainsi répondre au thème de ce mois de mars.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Mãn nous entraîne dans sa vie faite de tradition, de résignation, d’amour et d’amitié au travers divers épisodes jonglant entre passé et présent.
Les chapitres sont très courts avec, en marge, quelques mots en vietnamien.
Un vrai plaisir de lecture que ce court roman rempli de poésie, de pudeur et de délicatesse, qui nous permet de connaître la culture vietnamienne.
Pour conclure, c’est un livre gourmand que l’on savoure, où chaque recette est une histoire d’amour et de mémoire. Vous l’aurez compris, je vous conseille cette lecture dépaysante !


L’idée lecture de Sarah : Un goût de cannelle et d’espoir – Sarah McCoy (Les Escales/Pocket)
Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa sœur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l’armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d’insouciance. Jusqu’à cette nuit de Noël, où vient toquer à sa porte un petit garçon juif, échappé des camps…
Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d’une pâtisserie allemande, celle d’Elsie… Et le reportage qu’elle prépare n’est rien en comparaison de la leçon de vie qu’elle s’apprête à recevoir.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Parce qu’il patiente dans ma PAL depuis longtemps déjà, parce que le sujet collait parfaitement au thème et que j’avais envie d’un roman qui me change de mes lectures habituelles. C’est vrai que, pour le coup, il correspond au thème, mais pas qu’au niveau gustatif. Pour le sucré, évidemment, la cannelle s’impose, pour l’autre versant, en revanche, le sel sera celui des larmes.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? J’ai beaucoup aimé ce livre. Rassurez-vous, les larmes n’étaient pas les miennes, mais celles des personnages, même si ce récit est plein d’émotions, et pousse le lecteur à la réflexion. L’écriture, qui met en parallèle les histoires des deux protagonistes que soixante années séparent, est d’une grande fluidité et touche au cœur. On y parle de convictions mais aussi d’humanité, de choix et d’engagements. Tout l’art de l’auteur est de savoir ramener un drame général à une histoire particulière, qui fait écho aux expériences des protagonistes mais également à la conscience du lecteur. C’est beau, c’est puissant, ça ne donne pas pour autant dans le mélodrame et, même si les sujets traités sont loin d’être inconnu, la façon dont ces évènements sont abordés ici immerge le lecteur et lui interdit l’indifférence.
L’idée lecture de Margaux : Autobiographie d’une courgette – Gilles Paris (Flammarion)
Un nom de cucurbitacée en guise de sobriquet, ça n’est pas banal ! La vie même d’Icare – alias Courgette -, neuf ans, n’a rien d’ordinaire : son père est parti faire le tour du monde “avec une poule” ; sa mère n’a d’yeux que pour la télévision, d’intérêt que pour les canettes de bière et d’énergie que pour les raclées qu’elle inflige à son fils. Mais Courgette surmonte ces malheurs sans se plaindre… Jusqu’au jour où, découvrant un revolver, il tue accidentellement sa mère. Le voici placé en foyer. Une tragédie ? Et si ce drame devenait l’occasion de rencontres et d’initiations – à l’amitié, à l’amour et au bonheur, tout simplement ? A travers le regard optimiste de son jeune héros, Gilles Paris restitue le monde de l’enfance dans un récit aussi drôle que poignant.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? J’ai décidé de parler d’un livre qui contenait, dans son titre, quelque chose en lien avec la nourriture, mais pas forcément un roman qui avait la cuisine pour thème. “Autobiographie d’une courgette” de Gilles Paris m’a donc évoqué le thème de ce mois-ci car, d’une part, il porte le nom d’un aliment mais surtout, il porte une histoire comportant des thèmes doux comme plus durs.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? J’ai découvert cette histoire à travers le film d’animation tiré du roman. J’ai été séduite par le film tout d’abord, ce qui m’a immédiatement donné envie de m’atteler à la lecture du livre. “Autobiographie d’une courgette” est l’histoire d’un enfant abandonné par son paternel et délaissé par sa mère, qui se retrouve placé dans un foyer. Si la thématique de départ paraît extrêmement triste et sombre, l’intégralité du livre est écrit à la première personne, du point de vue du héros. Le langage faussement enfantin utilisé par l’auteur permet de mettre un peu de légèreté dans le quotidien narré par Courgette, son protagoniste. On suit son parcours d’enfant placé, les rencontres qu’il y fait (hautes en couleurs) ainsi que ses joies et ses peines. Si le film a été un coup de cœur, le roman l’est tout autant. Empreint d’une poésie folle, l’auteur nous plonge au cœur de la protection de l’enfance, en faisant de Courgette le héros d’un conte moderne et pourtant intemporel.


L’idée lecture de Callie : Les enquêtes d’Hannah Swensen – Tome 12 : Meurtres et chaussons aux pommes – Joanne Fluke (Le Cherche Midi)
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Tous les habitants de Lake Eden attendent avec impatience le gala de charité. À commencer par Hannah Swensen, la pétillante propriétaire du Cookie Jar, la meilleure pâtisserie de la ville. C’est en effet une très belle journée qui s’annonce avec, au menu, spectacle de magie et chaussons aux pommes à volonté. Hannah a bien besoin de se détendre. Son amour de jeunesse, Bradford Ramsey, un séducteur impénitent, est de retour dans la région, et la jeune sœur de notre héroïne, Michelle, n’est pas insensible à ses charmes. Même son chat Moshe n’arrive pas à la réconforter : Hannah est en colère, très en colère, à tel point qu’elle en vient à souhaiter la mort de ce pervers narcissique qui sème la pagaille dans sa famille et dans sa vie. À sa grande surprise, son vœu ne tarde pas être exaucé : on retrouve le corps de Ramsey au beau milieu du gala, avec un chausson aux pommes du Cookie Jar dans une main. Même les pires individus méritent justice : Hannah décide donc de mettre la main à la pâte et d’enquêter sur ce meurtre qui la ravit. Entre les nombreuses maîtresses de la victime et les maris de celles-ci, les suspects sont nombreux et la partie s’annonce difficile !
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Il est question de bouquiner sucré salé, alors quoi de mieux qu’un roman réunissant enquête et recettes ? Si vous ne connaissez pas “Les enquêtes d’Hannah Swensen”, c’est un cosy mystery qui nous vient de l’autre côté de l’Atlantique, la saga connaît déjà de tomes et présente les tribulations d’une pâtissière qui, entre une mère envahissante, un chat difficile, deux prétendants et un commerce à faire tourner, se retrouve systématiquement avec un cadavre sur les bras. Enquête, mystère, humour, le tout mêlé à des recettes préparées par les personnages.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? “Meurtres et chaussons aux pommes” est le tome 12 de la série. On y retrouve tout l’humour des tomes précédents, et des recettes toujours aussi sucrées et grasses à l’américaine.
Il n’est pas nécessaire d’avoir lu les tomes précédents pour suivre la nouvelle enquête, sur le meurtre d’un universitaire, playboy manipulateur.
Les personnages sont hauts en couleur, pleins d’humour. L’enquête est facile à suivre, divertissante, avec un soupçon de mystère. Les recettes proposées entre les chapitres sont alléchantes. De bonnes idées de desserts, quelques idées salées. Mais attention, je vous conseille de revoir les quantités à la baisse si vous ne voulez pas finir diabétique et faire grimper votre taux de cholestérol.
Un bon récit divertissant !
L’idée lecture de Virginie : Les enquêtes d’Hannah Swensen – Tome 1 : Meurtres et pépites de chocolat – Joanne Fluke (Le Cherche Midi/points)
Hannah Swensen est de retour dans sa ville natale d’Eden Lake. Entre sa mère, assez envahissante, et sa boutique, le « Cookie Jar », elle a fort à faire. Quand son livreur, Ron LaSalle, est retrouvé assassiné juste derrière sa pâtisserie, son beau-frère, shérif adjoint du comté, fait appel à elle pour l’aider à démasquer le coupable…
Pourquoi avoir choisi ce titre ? J’ai choisi ce livre pour son titre, qui entre parfaitement dans le thème du mois.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Ce livre est le premier d’une longue série de plusieurs romans, une vingtaine dont les derniers ne sont pas encore traduits.
J’ai bien aimé cette lecture car c’est un livre divertissant, qui se lit très facilement. On est vite pris au jeu de tourner les pages afin de savoir la suite. Je l’ai lu en deux jours.
Cette lecture m’a donné envie de lire les tomes suivants afin de retrouver les personnages et de connaître la suite de leur aventures.
Le petit plus ? Vous trouverez des recettes à chaque fin de chapitre afin de satisfaire votre gourmandise, autre que littéraire !


L’idée lecture d’Aurore J. : Tant que le café est encore chaud – Toshikazu Kawaguchi (Albin Michel/Livre de Poche)
Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? J’ai eu du mal à trouver une idée de lecture qui pouvait correspondre au thème du mois de mars. Mais, lors d’un déjeuner avec une amie, elle m’a parlé de “Tant que le café est encore chaud”, et le résumé a fini de me convaincre. Je me suis projetée dans un café proposant des brunchs, un côté sucré-salé. Si j’imagine la possibilité de commander des crêpes ou des beignets, j’étais en plein dans le thème.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Il s’agit d’un court roman qui se lit rapidement. L’idée est originale : offrir la possibilité de voyager dans le passé ou le futur, à condition de respecter des règles exigeantes. L’écriture est agréable. Les personnages sont peu nombreux mais bien étoffés au fur et à mesure que l’histoire se déroule. La description du café en fait un personnage à part entière, que je n’avais plus envie de quitter tellement j’étais bien installée malgré son étroitesse. Ce roman m’a invitée à m’interroger sur l’importance de vivre l’instant présent, de partager ses émotions et ses sentiments. J’ai hâte de découvrir la suite !
L’idée lecture de Maud : Les enquêtes de Violette Laguille – Tome 3 : Chou fatal – Elisabeth Segard (Calmann Levy Territoires)
C’est l’effervescence au château de Valençay. Ce bijou du patrimoine français est sur le point de retrouver sa gloire passée en accueillant le prestigieux prix Antonin-Carême, qui récompense chaque année la crème des pâtissiers.
Quand l’un des membres du jury se fait porter pâle, c’est la panique. Ni une ni deux, Claudine Imbert, mairesse de Mouy-sur-Loire, et accessoirement cousine du régisseur du château, est appelée à la rescousse. Certes, la seule chose qu’elle maîtrise en cuisine c’est sa bouilloire, mais hors de question pour elle de le laisser dans la panade. Elle prend dans ses bagages Violette Laguille, qu’elle trouve en petite forme, et en route ! Rien de tel qu’une cure de sucre pour retrouver le moral.
Mais ce week-end qu’elles espéraient calme et reposant tourne au vinaigre quand un des organisateurs du prix est retrouvé mort. C’était un homme détestable et détesté, certes, mais de là à lui servir des choux parfum cyanure…
La gendarmerie pédalant dans la semoule, Violette prend le relais. Mais démasquera-t-elle le coupable ?
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Ce mois-ci, j’ai choisi ce roman car c’est un cosy mystery qui réunit deux de mes passions : la lecture et la pâtisserie. Le thème de ce mois était donc parfait pour moi.
Ce genre se prête parfaitement au mélange de ces deux thèmes. Ici, le décor est un concours de pâtisserie dans un prestigieux château. Avec des recettes sucrées qui donnent envie de croquer dedans.
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Dans ce roman, j’ai découvert Violette Laguille, une vieille dame haute en couleur, drôle et attachante, qui mène l’enquête avec autant de malice que de curiosité. Même si c’est le troisième tome de la série, je n’ai eu aucune difficulté à entrer dans cette histoire.
L’intrigue se déroule dans un château, autour d’un concours de pâtisserie prestigieux, et l’ambiance de huis clos fonctionne à merveille. Tout le monde est suspect, les fausses pistes s’enchaînent, et je me suis laissée porter sans deviner la fin. L’écriture est fluide, rythmée, et pleine de rebondissements.
Mais ce que j’ai adoré par-dessus tout, c’est l’humour de l’autrice, qui intervient directement dans le récit par des petites notes de bas de page. Ces clins d’œil complices, parfois taquins, donnent un charme fou à la lecture. J’ai souri plus d’une fois, comme avec cette remarque « L’autrice espère que vous avez la chanson bien en tête #coupvicieux ».
Entre enquête, gourmandise et humour piquant, ce roman a été une lecture très agréable. Maintenant, j’ai bien envie de retrouver Violette dans les tomes précédents… Mais aussi de me mettre aux fourneaux !


L’idée lecture de Roseline : La cerise sur le gâteau – Aurélie Valognes (Mazarine/Livre de poche)
La vie est mal faite : à trente-cinq ans, on n’a le temps de rien ; à soixante-cinq ans, on a du temps, mais encore faut-il savoir quoi en faire…
Bernard et Brigitte en savent quelque chose. Depuis qu’elle a cessé de travailler, Brigitte profite de sa liberté retrouvée et s’investit dans son rôle de grand-mère. Pour elle, ce n’est que du bonheur. Jusqu’au drame : la retraite de son mari. Car, pour Bernard, troquer ses costumes contre des pantoufles, hors de question !
Ajoutez à cela des enfants au bord de la crise de nerfs, des petits-enfants infatigables, et des voisins insupportables…
La retraite : un long fleuve tranquille ? Pour le découvrir, plongez dans cette comédie irrésistible et inspirante !
Pourquoi avoir choisi ce titre ? J’ai choisi ce livre, déjà par rapport au thème, mais aussi parce qu’il nous raconte l’histoire d’un couple récemment à la retraite. Brigitte est le sucré et Bernard est le salé. utant Brigitte est heureuse de pouvoir enfin profiter de ses petits-enfants et de la vie, mais pour Bernard, c’est le contraire : Mis en retraite du jour au lendemain, à 61 ans, c’est la douche froide pour lui qui a toujours tout donné pour son travail. Il va devenir un peu le Grincheux de Blanche Neige, jamais content, mais surtout il va être un calvaire pour tout le monde. Sans oublier les enfants, les petits-enfants et des voisins infectes. Quelle vie trépidante !
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Dans ce roman, Aurélie Valognes traite avec douceur et légèreté un sujet important : la retraite pour les couples qui ont très peu passé de temps ensemble, sauf matin, soir, week-end et vacances. Mais jamais d’être ensemble sans cesse. Ce roman m’a beaucoup plu, j’ai vécu un vrai moment de vie de couple, aussi bien dans le positif que dans le négatif, c’est traité avec beaucoup de tendresse.
L’idée lecture de Nathalie : Hannibal Lecter : Les origines du mal – Thomas Harris (Albin Michel/Pocket)
C’était un petit garçon sage, supérieurement intelligent et d’une grande sensibilité artistique. Il aurait pu être savant ou peintre, comme son oncle. La guerre en a décidé autrement. Il a vu ses parents mourir sous ses yeux. Il a été capturé par des pillards, des hommes abjects au comportement de bêtes. Il a souffert de la faim et du froid. Il leur a échappé. Quant à Mischa, sa petite sœur…
Tout au fond de lui, quelque chose s’est brisé et une autre, terrible, s’est réveillée. Il aurait pu être savant ou peintre, et alors le monde entier aurait connu son nom, pour le meilleur : Hannibal Lecter…
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Pour le coup, j’avoue que « bouquiner salé sucré », pour une amatrice de polars comme moi, ça me fait établir des liens quelque peu… Psychopathes ! Et dans les incontournables psychopathes, amateurs de fine cuisine (humaine !), on trouve bien entendu Hannibal Lecter !
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Au-delà d’un personnage mythique, Hannibal Lecter est d’abord et avant tout un personnage complexe et fascinant. Ce tome n’est pas le premier de la série, cependant, c’est celui qui revient sur l’événement traumatique qui a fait d’Hannibal ce cannibale que l’on connaît tous, que l’on soit ou non amateur du genre ! Et force est de constater qu’avec sa puissance narrative, Thomas Harris parvient à nous faire nous émouvoir du sort de ce petit garçon. Et, à défaut de l’excuser, l’auteur nous donne les clés pour le comprendre. Un monument incontournable de la littérature que je ne peux que chaleureusement vous conseiller de… Déguster !


L’idée lecture de Lucile : Les eaux tranquilles – Ivan Tourguéniev (Gallimard/Folio)
Dans la campagne russe, au cœur de l’été, on passe le temps en bonne société en jouant aux cartes, en se promenant au bord du lac, en buvant du thé fumant ou en allant au bal. C’est là que Vladimir Serguéïtch Astakhov, arrivé de Saint-Pétersbourg pour inspecter le village dont il est propriétaire, rencontrera deux femmes. L’une est aussi froide que l’autre est entreprenante. À force d’indécision, elles lui échapperont toutes les deux et Vladimir Serguéïtch verra, dans cet été, la fin d’une époque insouciante.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? J’ai vu le résumé de ce petit livre qui parlait de deux femmes complétement différentes, et cela m’a fait penser au sel et au poivre qui sont opposés mais complémentaires en cuisine. Et puis, apparemment, ils mangeaient beaucoup dans ce livre…
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Le style de l’auteur est très fluide, même si les noms russes sont très compliqués ! Les deux personnalités des jeunes femmes, qui gravitent autour du personnage principal et qui sont clairement différentes, sont très bien développées, et elles sont effectivement aussi différentes et complémentaires. Il y a aussi un côté doux amer à ce livre qui n’a pas été pour me déplaire !
L’idée lecture de Hamida : Bretzel et beurre salé – Tome 1 : Une enquête à Locmaria – Margot et Jean Le Moal (Calmann Levy/Livre de poche)
Qui donc est le nouveau propriétaire de la plus belle maison de Locmaria, celle de la pointe de Kerbrat ? Tout ce paisible village du Finistère le guette depuis des semaines, et voilà que débarque Cathie Wald, une pimpante Strasbourgeoise. La cinquantaine, divorcée, caractère bien trempé, elle a décidé de prendre un nouveau départ en Bretagne, et d’ouvrir à Locmaria un restaurant de spécialités alsaciennes. La plupart des habitants sont ravis, mais certains voient son installation d’un mauvais œil – et ne tardent pas à lancer les hostilités. Après une soirée choucroute, un notable s’effondre, et Cathie est accusée de l’avoir empoisonné.
Une tentative de faire plier bagage à l’étrangère ? Cathie n’est pas du genre à se laisser intimider. Et rien ne l’arrêtera pour prouver l’innocence de sa choucroute traditionnelle, quitte à se lancer elle-même sur les traces du coupable.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? J’ai d’abord séché sur ce thème, persuadée que j’étais incapable de trouver une lecture y correspondant… Avant de trouver mon bonheur dans le cosy crime, et même me confronter à l’évidence : “Bretzel et beurre SALE”, bien sûr ! Ne connaissant la série que de nom et disposant du tome 1 en poche, il n’y avait plus qu’à lire !
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Une lecture dépaysante et savoureuse que celle-ci ! J’ai adoré suivre les premières aventures d’une alsacienne expatriée en Bretagne, qui inaugure son restaurant par un petit empoisonnement : En voilà une idée originale ! Je n’ai pas tardé à me laisser emporter par cette intrigue dynamique et divertissante, pleine de peps et distrayante. Je me suis rapidement attachée à Cathie et ses acolytes. C’est donc avec plaisir que je les retrouverai pour d’autres enquêtes proposées par une plume bien plaisante !


L’idée lecture d’Aurélie : Déguster le noir – Recueil de nouvelles sous la direction d’Yvan Fauth (Belfond/Harper Collins Poche)
Vous n’en ferez qu’une bouchée !
Nicolas Beuglet, Christian Blanchard, Pierre Bordage, Patricia Delahaie, Sonja Delzongle, R. J. Ellory, Jacques Expert, Jérémy Fel, Nicolas Jaillet, Anouk Langaney, Ian Manook, Bernard Minier et Cédric Sire : treize auteurs prestigieux, maîtres incontestés du frisson, nous entraînent dans une cinquième exploration sensorielle inédite autour du goût.
Autant de nouvelles originales, singulières et terrifiantes à la rencontre de personnages succulemment cruels ; autant d’histoires délicates qui satisferont papilles et méninges les plus affûtés.
Un recueil plein de vengeance, de coups bas et mortels, à savourer froid au chaud, avec tous les sens en alerte.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Pour ne rien vous cacher, j’ai failli ne pas participer ce mois-ci… A mon propre Club de lecture : Un comble pour votre blogueuse déjantée ! J’avais pourtant moult idées… Et en dépit de mes soucis de santé, l’une d’entre elles a résisté, me susurrant qu’il me serait simple d’y céder… Une nouvelle par-ci… Une nouvelle par-là… Et hop, allons “Déguster le noir” ensemble, si vous le voulez bien !
Qu’as-tu pensé de cette lecture ? Qui aurait cru qu’un peu de lecture ferait frémir nos papilles gustatives ? C’est pourtant le cas avec le cinquième opus de cette collection dirigée de main de maître par le passionnant passionné qu’est Yvan Fauth du Blog EmOtions, lequel en profite d’ailleurs pour redonner à la nouvelle ses lettres de noblesse ! Car il en faut du talent pour nous convaincre et nous captiver en quelques pages, et plus encore lorsqu’il s’agit d’évoquer le goût à travers une histoire qui se doit d’être pleine d’émotions, puissante et percutante, intense en moins de mots qu’il ne m’en faut pour vous l’écrire ! Un challenge difficile s’il en est, mais réussi à n’en point douter ! Il y en a pour tous les genres et tous les goûts tant le menu est varié, j’y ai (enfin !) découvert la plume d’Anouk Langaney tandis que je me suis délectée des récits de Ian Manook, RJ Ellory, Jérémy Fel et Bernard Minier pour ne citer qu’eux. On les retrouve ainsi là où on ne les attend pas et c’est un pur délice de lecture ! Mon seul regret ? Avoir tant tardé à les dévorer !
Avouez qu’on vous a donné faim de lecture après un tel bilan ! Alors autant passer directement au thème suivant pour nous rassassier de nouveaux bouquins pour un mois d’avril tout aussi plaisant :
Ca y est, c’est le printemps : Célèbre cette belle saison dans ton roman !
On reprend les mêmes modalités de participation et on recommence :
– On s’inscrit par mail à l’adresse suivante : aurelie.deslivresetmoi7@gmail.com
– On bouquine
– On répond aux deux petites questions…
* Pourquoi avoir choisi ce livre ?
* Qu’as-tu pensé de cette lecture ?
Le tout en un maximum de dix lignes, transmises par mail à la même adresse au plus tard le 25 avril 2025 !
Dans moins d’un mois nous en saurons plus sur vos lectures printanières… Il me tarde de les découvrir, je suis persuadée qu’elles vont beaucoup me plaire, et à vous aussi ! Je vous donne donc rendez-vous le 30 avril 2025 dans la Gazette du Lecteur, puis directement ici quelques jours plus tard, sur mon blog, pour un nouveau bilan ! En attendant : Bouquinez bien !