Chroniques 2026 \ Un, cent, beaucoup d’Olivier Bar

Un roman à dimension autobiographique aussi émouvant qu’essentiel : “Un, cent, beaucoup” d’Olivier Bar, paru le 1er septembre 2021 aux éditions SEDRAP Jeunesse.

Le pitch : Alors qu’Olivier pense tout savoir de son grand-père, il découvre le passé de son super-pépé résistant. Il est fier de partager ce secret avec lui, mails il en est aussi tourmenté, chamboulé… Il ne fait qu’y penser, il en vient même à gribouiller sur son cahier, quand il se fait prendre par sa professeure d’anglais…
C’est alors un pacte étonnant qui va naitre entre eux et qui va les conduire à une rencontre aussi inattendue qu’émouvante.
Une belle histoire de complicité et de tendresse entre un grand-père et son petit-fils, inspirée du passé de l’auteur.”

C’est au Touquet que j’ai rencontré Olivier Bar pour la première fois. Il dédicaçait ses ouvrages au Polartifice l’an dernier et, malgré mon âge avancé, j’ai voulu passer d’un salon à un autre en me procurant “L’écrivain fantôme” dont l’action se déroule… Au salon du livre du Touquet ! Mais la richesse de nos échanges m’a également convaincue de repartir avec “Un, cent, beaucoup“, un roman et non un polar cette fois-ci, à dimension plus personnelle et historique. Un an plus tard, j’ai eu la chance et le plaisir d’animer une table ronde en sa compagnie et, quand bien même celle-ci était consacrée au polar jeunesse, il me tenait à cœur de connaître plus largement la bibliographie de mes invités : J’ai donc lu les deux opus des “Aventures Six Mômes” dont je vous ai déjà parlé, il est temps à présent de vous présenter ce premier roman profondément touchant…

En effet, l’auteur a choisi de romancer son enfance pour rendre hommage à son grand-père et évoquer son passé dans la Résistance et ses 636 jours de calvaire. Un secret qu’il découvre au hasard d’un cauchemar, qu’il est honoré de partager avec son aïeul mais qui le hante à son tour, au point de le tourmenter en cours (d’anglais). Et tout cela n’est que le début d’une belle et grande aventure familiale, afin de porter haut et fier le devoir de mémoire.
De façon tout à fait juste mais accessible, Olivier Bar aborde la Seconde Guerre Mondiale et les exactions du régime nazi tout en rappelant l’importance de la transmission, pour ne jamais oublier. A travers son jeune double de papier, il fait également honneur à son ascendant et déroule une belle relation intergénérationnelle, fondée sur la tendresse et la complicité, la confiance et l’authenticité. En résulte un récit qui nous bouleverse à plus d’un titre, qui touche au cœur et à l’âme, qu’on lit avec émotion et intérêt, dont on ressort ému aux larmes.
Le texte est d’autant plus fort qu’il est porté par une plume très fluide, à la portée des plus jeunes sans ennuyer les plus grands, plein de bons sentiments, agrémenté de quelques jeux de mots et autres notes d’humour pour alléger le tout : Parfait pour faire écho en chacun de nous !

En bref, Olivier Bar nous livre un roman jeunesse tout à la fois personnel et universel, sincère et nécessaire. A la portée de tous, ce petit bouquin devrait être lu par le plus grand nombre, parce que le passé peut encore éclairer l’avenir !

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