Le Maître du Twist à l’épreuve du petit écran : “Rien ne t’efface“, une série en six épisodes signée Anne et Marine Rambach et Patrick Renault, réalisée par Jérôme Cornuaut diffusée sur TF1 en août 2025.
Le pitch : Dix ans après la mort tragique de son fils Esteban, Maddi rencontre Tom, un jeune garçon qui lui ressemble étrangement. Intriguée, elle déménage de son Pays Basque natal pour se rapprocher de Tom en Auvergne. Elle découvre rapidement qu’en plus de la ressemblance physique, Tom a des réminiscences et visions de souvenirs d’Esteban. Quand une série de meurtres secoue la paisible région, Maddi ne peut s’empêcher de se demander : ces événements sont-ils liés à la mort de son fils ? Qui est vraiment Tom et quel est son lien avec Esteban ?
Bien qu’ayant repris goût à la lecture en cette période professionnellement très difficile à cause d’un collègue qui semble avoir décidé de me pourrir la vie, je me suis pris au jeu de (re)découvrir quelques œuvres littéraire à travers le prisme de l’audiovisuel. Le replay m’ayant récemment permis de revisionner la série “Surface“, adaptée du roman éponyme de mon auteur Chouchou Olivier Norek, je suis allée fureter du côté de TF1 pour voir si je pouvais encore regarder “Rien ne t’efface“, plus ou mois diffusée à la même période l’an dernier… Et l’affirmative me permet aujourd’hui de vous en parler !
Lu il y a déjà quelques années, je vous avouerai ne plus me rappeler tout à fait de l’histoire narrée par Michel Bussi dans ce roman… Pour autant, des bons souvenirs que j’en ai gardés, il me semble que l’intrigue proposée pour la télévision diffère un peu… Beaucoup… Passionnément… A la folie ! Néanmoins, et au risque de me répéter une fois de plus, une adaptation n’est pas une transposition, j’ai donc regardé la série comme une œuvre originale, sans tenir compte de ce qui a pu l’inspirer pour forger mon avis.
D’abord enthousiaste, mon intérêt s’est tout de même un peu émoussé au fil de mon visionnage. Bon public malgré tout, l’intrigue m’a tenue en haleine mais contient trop d’invraisemblances et n’apporte pas assez de réponses pour être pleinement appréciée. La faute à trop de raccourcis et/ou de libertés par rapport au récit originel ? Peut-être, je ne saurais l’assurer. Par ma part, je retiendrai la beauté du cadre, la mise en valeur du décor par une réalisation tout à fait remarquable qui m’a offert un bon bol d’air entre océan et montagne.
Mais ce qui a très probablement péché pour moi, c’est le casting que je n’ai vraiment pas apprécié, n’incarnant décidément pas les personnages à leur juste valeur. Si Benjamin Laroche (Lazare) et Bruno Debrandt (Nectaire) manquent de caractère mais font le job, je déplore franchement l’interprétation de Fauve Hautot (Sabine), Flore Bonaventura (Amandine) et surtout Mathieu Madénian (Ludo) qui desservent vraiment la série tant ils s’avèrent détestables… Fort heureusement, Gwendoline Hamon (Maddi) fait honneur à son rôle et remonte le niveau, apportant beaucoup d’émotions tout au long de la diffusion, ce qui m’a permis d’aller jusqu’au bout des six épisodes.
En bref, c’est un avis mitigé que je vous livre ici… C’est dommage mais cela arrive, surtout quand on n’est pas/plus une habituée des écrans… Qu’à cela ne tienne, la série se regarde facilement malgré tout, pour Gwendoline Hamon et l’attrait des paysages. Je suis curieuse de connaître votre retour à son sujet et, si j’en ai encore l’occasion, je regarderai volontiers “Le Temps est assassin“, repérée sur Novo 19 !