Si la parentalité m’était contée : “L’émerveillement” d’Aurélie Valognes, paru le 11 mars 2026 aux éditions JC Lattès.
Le pitch : « Ambre, ma fille, viens. La vie vaut la peine d’être vécue. »
Derrière une vitre à la maternité, Camille s’adresse à son enfant et lui promet une existence à deux pleine de douceur, de nature et de poésie.
Entre les profondeurs des mers et la canopée des forêts, de la délicatesse des cachalots à la métamorphose des chenilles, sous les ciels étoilés et face à l’immensité bleue de l’océan, cet amour filial qui était loin d’être une évidence leur fera chercher en toutes choses ces petits riens et grandes joies qui émerveillent.
Une ode au vivant et à la transmission, un roman sensible et puissant qui interroge : l’amour inconditionnel d’un enfant peut-il suffire à réparer notre monde ?
Telle une fleur qu’on voit éclore, j’ai découvert la plume d’Aurélie Valognes à sa naissance avec “Mémé dans les orties” pour ensuite la voir grandir, mûrir, s’affirmer et s’épanouir au fil des romans jusqu’à mon coup de cœur pour “La Fugue“, publié l’an dernier. Aussi étais-je d’autant plus ravie de la retrouver à la librairie Martelle cette année pour le lancement de “L’émerveillement“, un bien joli titre que je ne pouvais décidément pas manquer…
Roman des cœurs et des sens, je dirais même roman d’essence, “L’émerveillement” est moins une histoire qui se lit qu’une confession qui se ressent. Le principe est simple… Mais tellement touchant : Nous voici à l’écoute d’un parent qui se confie à son enfant. Sur ses joies, ses peines, ses victoires, ses défaites, ses rêves, ses doutes… Sur hier qui n’a pas toujours été serein, sur demain qui ne promet rien. Sur la vie qui vaut la peine d’être vécue, quoi qu’il advienne. Sur ce qui l’enchante au quotidien, si on y regarde bien.
Le roman est court, mais bien suffisant pour nous plonger dans un charmant tourbillon d’émotions. Pour nous offrir une ode à la transmission. Pour rendre un bel hommage à la nature également… Autant de thématiques qu’on retrouve bien souvent entre les pages de l’autrice… Mais dans une dimension intime qu’on n’a jamais connu, me semble-t-il… Une sorte de cocon littéraire, en somme.
Parce que l’écriture d’Aurélie Valognes s’avère d’une incroyable sincérité, d’une extrême
sensibilité, tout à la fois douce et poétique… Pour un texte vivant, vibrant… Pour un récit plein d’humanité, mais contemplatif aussi, face à la beauté du monde qu’on ne sait pas toujours voir…
En bref, “L’émerveillement” passe par une myriades de petites choses chaque jour… Et aujourd’hui, c’est à travers ce roman !