Chroniques 2026 \ Manhattan Paradise de Christophe Dubourg

Course contre la montre en plein cœur de New York : “Manhattan Paradise” de Christophe Dubourg, paru le 16 octobre 2025 aux éditions Magnus.

Le pitch : Dans la vie, tout est question de choix. Manhattan, 23 décembre 2025, deux jours avant Noël…
“Urgent ! À l’attention d’Anthony Paradise : Rendez-vous ce matin à l’angle de la 5e Avenue et de la 36e Rue, à 9h30 précise. N’appelez pas vos copains du FBI à la rescousse ; croyez-moi, ça fera « Boum » si vous ne vous pointez pas à l’heure, seul et sans arme !”
Sur la 5e Avenue, un bus est pris d’assaut. Les passagers sont prisonniers, les caméras du monde entier braquées sur eux. Au centre de la tempête : Anthony Paradise, négociateur du FBI en disgrâce, sommé de jouer selon les règles d’un homme prêt à tout. Mais derrière les menaces et les ultimatums, un piège plus vaste se referme. Tandis qu’une enquêtrice du Queens suit une piste inattendue et que les proches de Paradise se retrouvent en danger, Manhattan devient l’échiquier d’un jeu mortel. Et si la prise d’otages n’était que le début ?

Si c’est toujours un plaisir pour moi de rencontrer Christophe Dubourg, auteur aussi adorable qu’inspiré pour qui j’ai une profonde affection, force est de constater que je ne le croise pas souvent en salon… Ce qui, malheureusement, a des répercussions sur mes lectures, par la même occasion. C’est en effet en décembre 2025, au salon Noir Charbon, que je me suis procuré son dernier titre, publié deux mois plus tôt… Je m’étais promis de le lire avant nos prochaines retrouvailles… Retrouvailles qui n’ont finalement eu lieu qu’en septembre dernier, lors du salon de la Cigogne Noire, organisé à Moult Chicheboville ! Bien qu’un peu tardivement, j’ai donc tenu ma promesse et vous m’en voyez ravie… Mais je le suis d’autant plus que j’ai également eu la joie de pouvoir animer une table ronde en le comptant parmi mes invités ! Le roman est lu, la table ronde réalisée… Ne me reste plus que la chronique à rédiger !

Pour son retour en librairie, Christophe Dubourg n’a pas fait les choses à moitié puisqu’il nous entraîne au beau milieu d’une prise d’otages dans la ville qui ne dort jamais. Immédiatement, le ton est donné, la couleur annoncée : Nous voici plongés au cœur d’une intrigue sous haute tension, bigrement immersive et diablement orchestrée. Car cet assaut n’est que l’arbre qui cache la forêt ou le drame qui cache le scandale, en tout cas l’élément principal d’une histoire bien plus dense et complexe qu’il n’y paraît, et ce n’est pas Anthony Paradise qui va pouvoir me contredire à ce sujet !
Car si l’auteur ne nous laisse aucun répit, il n’en laisse pas davantage à ses protagonistes, au premier rang desquels Anthony Paradise, négociateur du FBI qui ne se trouve pas en odeur de sainteté parmi ses troupes pour avoir laissé ses émotions s’exprimer. Charismatique à défaut d’être toujours sympathique, il se révèle particulièrement marquant pour son humanité : Ce n’est qu’un homme, avec ses problèmes personnels et professionnels, avec ses failles et ses faiblesses, ses fêlures et ses défauts… Autant d’éléments qui valent pour l’ensemble des personnages, assez nombreux mais tous parfaitement identifiables et dans leur rôle, dont on suit les actions comme les réflexions au gré d’une structure narrative fort bien pensée.
L’ensemble est porté par une plume fluide, nerveuse et percutante, un style dynamique très visuel, ce qui fait de ce thriller un véritable page-turner d’un redoutable efficacité, qui nous tient en haleine de la première ligne à la dernière page tournée, dont on vit plus qu’on ne lit les moult rebondissements et autres péripéties… A l’image d’un blockbuster littéraire remarquablement maîtrisé : Tout à la fois prenant et divertissant, sans être vide de sens, bien au contraire !

En bref, entre roman d’action et thriller psychologique, j’ai beaucoup aimé ce huis clos à ciel ouvert au centre de la Grosse Pomme… En compagnie de protagonistes dont j’aimerais vraiment beaucoup avoir des nouvelles… Christophe Dubourg, si tu n’as pas compris, ce que je veux, c’est le retour d’Anthony Paradise, et vite !

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