Chroniques 2017 \ Une bonne intention de Solène Bakowski

Un roman dont personne ne peut sortir indemne… « Une bonne intention » de Solène Bakowski, initialement paru en autoédition (et depuis disponible aux éditions Bragelonne).
 
Le pitch : A 9 ans, Mati a perdu sa maman. Trop accablé par son propre chagrin, son père ne réalise pas que sa fille a besoin de lui pour surmonter son deuil. Alors elle écrit des lettres…
A 23 ans, Rémi voit le monde autrement, voit les choses différemment. Il est autiste et doit surmonter ses différences renvoyées par le regard des gens…
Ces deux-là vont se croiser…
 
Voilà longtemps qu’il me tardait de retrouver la plume de cette auteure que j’apprécie tant… Mais si j’étais impatiente de lui consacrer du temps, j’étais aussi inquiète, je dois l’admettre… Difficile en effet pour un auteur de transformer l’essai quand on a su bouleverser les gens avec un premier roman… Difficile oui, mais pas impossible comme vient de le prouver Solène Bakowski avec le dernier né de sa plume qui m’a retourné les tripes plus facilement et durablement qu’une attraction à sensations fortes…
 
De son indéniable talent, l’auteure en vient presque à nous hypnotiser dès les premières pages, nous poussant dès lors à resserrer notre étreinte de nos yeux et de nos mains sur ce roman, bien vite incapables que nous sommes de lâcher celui-ci dont les pages défilent à la vitesse de l’éclair sous notre regard fasciné, touché et embué. Construit à la manière d’un thriller, ce bouquin en est un, oui. Mais pas seulement. C’est aussi un véritable maelström de sentiments, que l’auteure dissèque et analyse avec finesse et pertinence, nous offrant par là une lecture particulièrement intense et bouleversante sanctionnée par un dénouement aussi imprévu que réussi.
Mais l’histoire serait-elle ce qu’elle est sans des personnages aussi beaux que ceux que l’auteure a su nous livrer ? Particulièrement bien campés, étoffés avec soin et élégance, ces derniers nous font véritablement vivre cette histoire à leurs côtés. On les suit avec autant de plaisir que d’émotion, on s’attache à eux irrémédiablement, à un point tel qu’on se sent triste, très triste une fois la lecture terminée…
Une fois encore la plume est belle, fluide et agréable, le style particulièrement soigné et élégant, ce qui ne fait qu’ajouter à la beauté du récit, outre le fait de pousser le lecteur à la réflexion voire même à une certaine introspection… Aimer est une chose, savoir aimer en est une autre… Même les bonnes intentions sont source d’erreur…
 
En bref, un roman aussi simple que profond et intense, qui m’a chamboulée à un point immense !

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