Livres et vous ? Livrez-vous… Avec Nicolas Carreau, journaliste littéraire sur Europe 1 !

Mes petits amis je vous le dis : Il était grand temps que je vous retrouve ! Si c’est toujours un plaisir que de vous rejoindre pour cette rubrique, j’ai quelques confidences à vous faire cette fois-ci, lesquelles auront une certaine importance pour la suite de cet article…
C’est en effet en compagnie d’Europe 1 que je me lève (et je te bouscule… Tu ne te réveilles pas… Comme d’hab… Pardon, ce n’est pas ça !) tous les matins… Que je déjeune en compagnie de Patrick Cohen (Même si Thomas Sotto me manque énormément : C’est dit !) et que j’écoute la courte chronique littéraire de Nicolas Carreau pour Culturez-vous tous les jeudis… D’ailleurs il a parlé du roman d’Olivier Norek jeudi dernier… Quel excellent choix que celui-ci : Quand on apprécie mon auteur fétiche, je suis toujours ravie ! 
Seulement je vous vois d’ici froncer les sourcils… Le nom de Nicolas Carreau vous est décidément familier, n’est-il pas vrai ? Ne vous torturez donc pas les méninges, vous avez très bonne mémoire, puisque je vous en ai déjà parlé ! Son émission « La Voix est Livre« , à l’antenne sur Europe 1 tous les samedis après-midi depuis la rentrée de septembre, faisait ainsi l’objet d’un article dans ma rubrique « JournaLivre » que je rédige en collaboration avec mon compagnon Franck. Ce dernier avait en effet remarqué cette nouveauté et avait absolument tenu à vous en parler, car cela faisait bien longtemps qu’Europe 1 ne faisait plus la part belle à la littérature. Et cette émission, animée par ce fils de libraires aussi enthousiaste que passionné, permet à cette radio d’offrir à la lecture un brillant retour sur ses ondes qui n’en est que plus remarquable !
Il me fallait donc prendre mon courage à deux mains pour me lancer à l’assaut de mon clavier, parce qu’il me tenait à coeur de le solliciter pour l’une de ces petites interviews que j’affectionne tout particulièrement, bien décidée à découvrir ses lectures et le lecteur qui sommeille en lui… Si ce dernier accédait bien volontiers à ma requête, me procurant dès lors une joie immense, c’est sa dernière émission, pour laquelle il recevait mon cher Olivier Norek, qui m’a poussée à accélérer les choses pour vous en parler sans délai, trop enthousiaste pour patienter davantage !  
Trêve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse donc découvrir ses réponses… Bonne lecture !   


Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je me nomme Nicolas, je suis né à Nantes en 1982, j’ai donc 35 ans et je suis journaliste littéraire à Europe 1.
 
Petit ou gros lecteur ? Quelle place tient la lecture dans votre vie ?
Gros lecteur, par obligation professionnelle et par goût. La lecture prend toute la place dans ma vie. Ce qui est bien, c’est que je suis payé pour lire… Et quand je ne travaille pas… Je lis aussi.
 
Comment parvient-on à conjuguer livre et radio ?  
C’est à la fois très facile et compliqué de parler de livres à la radio. Les écrivains ne sont pas toujours les meilleurs orateurs, ce n’est pas ce qu’on leur demande d’ailleurs. Mais j’aime bien justement recevoir des auteurs qui n’ont pas l’habitude du micro, ça donne souvent de bonnes interviews, très naturelles. Et la lecture correspond très bien au format audio. Je diffuse d’ailleurs régulièrement des extraits de livre audio. Même quand on lit, on écoute une voix intérieure. Ce n’est rien d’autres que de la radio, finalement…
 
Quel a été votre premier coup de coeur littéraire ? Et le dernier ?
Mon premier coup de cœur littéraire, c’est « Les trois mousquetaires » d’Alexandre Dumas, sans doute. Très jeune. J’avais l’impression de vivre avec d’Artagnan, Aramis, Athos et Porthos. Ils sont très vite devenus des amis.
Le dernier, c’est le roman de Colson Whitehead, « Underground railroad« . Prix Pulitzer, publié et traduit en France en août 2017. Un grand livre sur l’esclavage aux Etats-Unis.
 
Quel est votre livre de chevet ? Et celui qui vous résiste ?
Je tiens toujours à portée de main mon recueil de poésies de Richard Brautigan, un poète américain. C’est beau, drôle et subtil ou trash, ça dépend des poèmes. Mais c’est toujours génial. J’en lis deux ou trois avant de dormir et deux ou trois en me réveillant.
Aucun livre ne me résiste. J’aime ou je n’aime pas. Si je n’arrive pas à le lire, je laisse tomber…
 
Avez-vous un auteur fétiche dont vous suivez toutes les parutions ?
Mon auteur fétiche, c’est Alexandre Dumas. J’essaie de tout lire de lui depuis des années. Mais je ne suis pas encore arrivé au bout de son immense œuvre.
 
Si vous deviez comparer votre vie à un roman, lequel serait-ce ?
Ce serait « Gatsby le magnifique » de Francis Scott Fitzgerald. Pas pour la vie de Gatsby, mais pour celle de Nick Carraway. Nos noms commencent pareil. Mais surtout, j’aime être dans le rôle de l’observateur sans jugement, j’aime observer la folie du monde et des gens.
 
Existe-t-il, selon vous, une recette idéale pour écrire un bon roman ? Si oui, laquelle ?  
La recette, c’est de ne surtout pas en chercher. Et ne pas se demander ce que les lecteurs voudraient lire, ne surtout pas penser en termes marketing, ne pas chercher un « marché » potentiel de lecteur. Sinon, vous n’écrivez pas un roman, vous fabriquez un produit de supermarché. Mais il faudrait plutôt demander à un romancier…
 
Pouvez-vous nous parler de votre lecture en cours ou d’une sortie littéraire que vous entendez avec impatience ?
Je viens de lire un recueil de nouvelles génial : « Courir au clair de lune avec un chien volé » de Callan Wink. L’auteur est guide de pêche à la mouche dans le Montana et il écrit divinement.
 
Un petit mot pour la fin ?
Catapulte. J’adore ce mot. Il sonne bien. Si on le dit bien, on entend le mécanisme se déclencher.
 
Voilà donc quel lecteur se cache derrière le si bien nommé « Monsieur Livres de la radio » par le magazine Télérama la semaine dernière ! Aussi passionné que passionnant, c’est un plaisir pour moi, non seulement d’écouter cette formidable émission qui est la sienne chaque samedi après-midi, mais aussi d’avoir pu recueillir ses petites confidences littéraires au travers de cet article. Animée tout comme lui de cette volonté de « couvrir un spectre le plus large possible » en la matière, j’ai pu constater qu’il avait lui aussi des goûts fort éclectiques pour lire tant Arsène Lupin que Jean Echenoz, un plaisir pour la férue de lecture que je suis ! Aussi je le remercie très chaleureusement de m’avoir offert ce privilège en prenant le temps de répondre à ces quelques questions en dépit d’un emploi du temps qui ferait rêver tout lecteur… Mais n’en reste pas moins chargé !
 
Amis des livres, je vous invite à présent à retrouver Nicolas Carreau, sa délicieuse passion et son émission littéraire dès samedi : ça s’appelle « La voix est livre » et c’est à 15h00 sur Europe 1 ! Si vous souhaitez quelques informations sur l’émission, n’hésitez pas à consulter mon article rédigé avec Franck juste ICI ! Et si vous voulez écouter la dernière émission avec Olivier Norek, c’est par ICI !

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