Libre… Et lis ! Avec « Histoire de la folie avant la psychiatrie » de Boris Cyrulnik et Patrick Lemoine

La lecture est un plaisir qu’il faut savoir varier, n’est-il pas vrai ? C’est une idée qui m’est venue juste avant l’été… Mais si moi-même j’aime à diversifier les genres de mes lectures, vous me trouvez bien en peine de m’intéresser à autre chose que des romans ou des nouvelles…
Fort heureusement ce n’est pas le cas de ma chère collègue Françoise qui, bien au contraire, aime à se plonger dans diverses lectures, tous genres et tous types confondus… C’est ainsi que la dernière recrue de ma DreamBookTeam s’est elle aussi retrouvée en charge d’une petite rubrique, celle qui nous occupe précisément aujourd’hui : A l’instar de Laura, Franck et Roseline, j’ai donc sollicité Françoise pour qu’elle partage avec nous ses propres lectures, nous permettant ainsi d’élargir nos livresques horizons ! Alors je lui laisse la place et la laisse vous présenter sa dernière lecture en date : « Histoire de la folie avant la psychiatrique » de Boris Cyrulnik et Patrick Lemoine, paru aux éditions Odile Jacob.

La quatrième de couv’ en préambule…
 » Absurdités, dérives, abus et même maltraitances ont jalonné l’histoire de la folie.
Comment comprendre autrement le succès de Mesmer et de son baquet ? Comment rendre compte de l’attribution à Saturne des troubles de l’humeur et au démon des tourments de l’âme ? Comment justifier l’enfermement psychiatrique des dissidents sous Staline ?
Entourés d’une dizaine d’experts – des psychiatres mais aussi une historienne, un interniste ou un neurologue – Patrick Lemoine et Boris Cyrulnik débattent du passé de la psychiatrie. Ils nous proposent de nous concentrer sur quelques questions très actuelles et pour le moins épineuses : quelle nécessité de fonder une nouvelle psychiatrie aujourd’hui, et quel avenir pour cette discipline, longtemps branche folle de la médecine ? « 

 
Le bouquin sous l’œil aiguisé de Françoise…
Au travers de ce livre, Boris Cyrulnik nous interroge sur notre rapport à l’autre… Parce que le fou, c’est l’autre, c’est celui qu’on ne comprend pas. Et lorsque nous ne comprenons pas quelque chose ou quelqu’un, lorsqu’un comportement nous interpelle, lorsque des paroles nous dérangent, nous autres humains que nous sommes essayons de le ranger dans quelque catégorie que nous connaissons. Aussi l’histoire de la folie est finalement celle de la rationalisation de la peur qu’engendre la différence…
Ceci étant dit, Boris Cyrulnik nous offre un petit voyage à travers l’histoire, celle de la maladie mentale et de l’appréhension de la folie, de la vision la plus archaïque à la notion la plus génétique, et ce au gré de l’évolution des sciences contemporaines, laquelle influe par conséquent sur la description comme sur le mode de traitement des troubles mentaux.
Ainsi ne sommes-nous pas étonnés de voir la psychiatrie en perpétuelle évolution, passant d’une ère comportementaliste à une phase plus génétique, offrant dès lors une source d’espoir pour les patients, la possibilité d’une guérison via une intervention sur des séquences de l’ADN… La voie est donc ouverte, encore et toujours, pour le meilleur et pour le pire, au bon vouloir de l’évolution sociétale et de l’accueil qu’on lui réservera…
 
Le mot pour conclure…
C’est un ouvrage très intéressant et instructif que Françoise nous a présenté ici… Un ouvrage clair et précis semble-t-il, apportant un éclairage tout à fait accessible sur un sujet pourtant complexe et délicat… Un ouvrage dont je n’avais absolument pas connaissance mais qui mérite pourtant tout notre intérêt !

Laisser un commentaire