Classique-moi… Si tu peux ! Le neveu de Rameau de Diderot

Mes amis… Mes amis j’ai comme la fâcheuse impression que la machine est encore en train de s’emballer… Mais que voulez-vous, c’est plus fort que moi, je ne tiens pas en place et suis incapable de m’arrêter… Espérons qu’un jour j’apprenne à freiner…
En attendant je peux toujours compter sur le précieux soutien de ma DreamBookTeam… Une équipe aussi folle que moi puisqu’elle a décidé de me suivre dans mes folles péripéties et autres tribulations livresques, ceci afin de répondre à ce credo que je me suis choisi : Parler bouquins et lecture de 1001 façons possibles… Et pourquoi pas en conjuguant leurs propres occupations à ma délirante passion ? C’est ainsi que je les ai embrigadés dans diverses rubriques qu’ils alimentent régulièrement de leurs lectures et dont je me fais la plume. Franck vous présente donc la presse littéraire, Laura les adaptations cinématographiques ou télévisuelles, Françoise bouquine des essais et autres lectures dans lesquelles je suis incapable de me plonger… Et ma chère Maman Roseline se fait le fer de lance des grands classiques injustement remisés au fin fond des greniers…
Que plus personne ne bouge ! Non mais vous croyez sérieusement que je ne vous vois pas sur le point de vous précipiter sur cette fichue croix rouge ? Non ! Non : Vous allez nous faire confiance, céder à votre curiosité naturelle et poursuivre la lecture de cet article ! Ma mère a quelque chose à vous dire sur « Le Neveu de Rameau » de Diderot, notamment disponible au format poche aux éditions Folio


Bon… De quoi ça parle ?

La prétention n’étant pas ma spécialité, je préfère pour l’occasion me contenter du résumé présent en quatrième de couverture, et vous expliquerai les raisons de mon choix un peu plus bas !
« Ce dialogue, qui est presque un roman, Diderot l’écrit au sommet de son art, à près de soixante ans, et le revoit encore dix ans plus tard. Il met aux prises deux personnages seulement,  » Moi « , et le Neveu. Ce personnage se dédouble sans cesse : qu’est-ce qu’un homme qui prétend ne pas avoir de conscience, ne pas avoir d’unité, mais qui a en même temps une sensibilité esthétique, celle d’un musicien averti ? Diderot mêle la grosse plaisanterie, les motifs et les sujets les plus divers, la lutte contre les adversaires des philosophes, dans cette mise en scène d’une conversation sans fin. Le Neveu pose des questions importantes, et soudain, pour notre amusement, l’argumentation déraille.  » Moi  » est fasciné par ce bouffon sublime. Ainsi va cet enchaînement de numéros, de pantomimes, cette fausse pièce, ce faux roman, où l’auteur a mis, sous une allure burlesque, toute sa vie, tout son coeœur et tout son esprit. »
 
Et… Qui l’a écrit ?

Né à Langres le 05 octobre 1713, Denis Diderot est un philosophe et écrivain français. Fils d’un maître coutellier, il suit ses études chez les Jésuites puis au lycée avant de devenir Maître ès Art en 1732. Il se marie en 1743, mène une vie de bohème au point d’en perdre la foi et rencontre dans l’intervalle Jean-Jacques Rousseau avant de se voir confié les travaux sur l’Encyclopédie avec D’Alembert par Le Breton en 1747, travaux qui l’occuperont vingt ans de sa vie et dont les volumes seront publiés de 1751 à 1772.
Publiées en 1746, ses « Pensées philosophiques » lui valent d’être condamné par l’Eglise. Puis c’est sa « Lettre sur les aveugles et à l’usage de ceux qui voient« , publiée en 1749, qui l’envoie en détention au château de Vincennes pendant trois mois. En outre Diderot n’a jamais cessé d’écrire en parallèle à ses travaux sur l’Encyclopédie. La plupart de ses oeuvres ne seront publiées qu’après sa mort à Paris le 31 juillet 1784. De ses oeuvres on retiendra notamment « La Religieuse » (1760), « Le Rêve de d’Alembert » (1769) ou encore « Jacques le Fataliste » (1771). Vous pourrez retrouver une bibliographie plus complète par ICI.

 
 
Ok… Et pourquoi le (re)lire ?

Parce qu’il s’agit, selon ma mère, d’un dialogue particulièrement truculent, délicieusement pertinent et remarquablement bien écrit… Ca donne envie, n’est-ce pas mes amis ?
Pour être tout à fait honnête à vous, j’avoue toutefois avoir fait une drôle de tête lorsque ma chère Maman m’a annoncé le titre qu’elle comptait défendre ce mois-ci… Et pour cause : « Le… Le quoi ? Le Neveu de Rameau ?! C’est de Diderot, ce truc-là ?! Tu es sûre ?? Mais je ne connais pas !! » En effet, et sans doute comme bon nombre d’entre vous les amis, je me suis toujours contentée d’associer Diderot à l’Encyclopédie, savais tout juste qu’il avait écrit « La Religieuse » et n’ai lu que « Jacques le Fataliste »… Ce fut alors au tour de ma mère de faire une drôle de tête en découvrant mes lacunes à ce sujet !
Selon ma mère il s’agit d’une œuvre remarquable qu’il convient de lire et de relire : on y trouvera toujours le même plaisir mais à chaque fois des enseignements différents. L’exercice littéraire y est admirable selon ma Maman, servi par une plume tout simplement magnifique pour un captivant dialogue entre Diderot et ce fameux Neveu… Ou bien lui-même mais sous une autre facette, c’est selon…  

 
Alors ce classique… On se le lit ?

Et bien je dirais bien que oui… M’enfin, commençons d’abord par le commencement et tâchons d’abord de le lire pour le découvrir et peut-être ressentir ce même effet que ma chère Maman Roseline vient ici de vous décrire ! Je suis certaine que vous aussi, vous êtes tentés : Alors faites taire vos ultimes réticences et tentez l’expérience en toute confiance : Appartenant désormais au domaine public, elle est disponible gratuitement en vers numérique par ICI ! Belle lecture à vous les amis !

 
 
 

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