Chroniques 2020 Eté pourri à Melun Plage de Nicolas Duplessier

Envie d’un voyage original, insolite et décalé ? Oubliez Dubaï et Ibiza, j’ai bien mieux pour vous dépayser : « Eté pourri à Melun Plage » de Nicolas Duplessier, paru aux éditions de l’atelier Mosesu dans la collection Parabellum.
 
Le pitch : Florian exerce un boulot minable et entretient une relation foireuse, le tout dans un environnement déprimant… Combo parfait pour définir une vie de merde et être dès lors considéré comme un imbattable raté… Il entrevoit le bonheur l’espace d’un instant lorsque son ex – et plus grand amour – refait surface dans son existence… Mais un instant seulement puisqu’elle disparaît aussi vite qu’elle est apparue… Une disparition qui l’inquiète d’autant plus que les soupçons se portent sur lui… L’heure n’est donc plus à l’apitoiement mais aux investigations… Et avec elles le début des emmerdes (sinon ce n’est pas drôle)…
 
Voilà un moment que je vois passer ce bouquin sur les réseaux sociaux, me faisant ainsi baver sans jamais pouvoir me le procurer, ne parvenant pas à le trouver en librairie et n’ayant jamais rencontré cet auteur sur les salons… Sauf qu’en fait si, mais on ne me dit jamais rien, à moi : C’est le joyeux trublion littéraire de la formidable chaîne YouTube « Il en pense quoi Nico« … Mais qu’à cela ne tienne : je file un coup de savate au premier qui osera me dire que j’aurais pu faire le rapprochement plus tôt et moi-même ! Bref.
J’ai donc appris l’an dernier que ce chroniqueur de talent avait basculé du côté obscur de la Force littéraire pour se lancer dans l’écriture, et pas qu’un peu puisqu’il allait alors publier son second roman… Un second roman que je comptais me procurer en décembre dernier à l’occasion du Salon Noir Charbon organisé à Raimbeaucourt faute de pouvoir dénicher le précédent, sauf que… SAUF QUE : Sacré Nom de Dieu mes amis, le Précieux Premier s’y trouvait et m’attendait : Vous imaginez bien que, cette fois, je ne l’ai pas laissé m’échapper… Le bouquin hein, pas l’auteur : N’allez donc rien vous imaginer !
 
« Eté pourri à Melun Plage« … Rien que le titre m’a vendu du rêve et mis des paillettes (noires) dans mes yeux ! C’est donc avec plaisir et curiosité que je me suis plongée dans cette lecture… Lunettes noires vissées sur le nez… Sous le soleil… Le cul assis dans la neige… Face à la montagne… Après deux ou trois gamelles en surf… Donc presque en été, presque à Melun et presque sur la plage : Vous noterez ainsi l’effort considérable que j’ai produit pour me rapprocher de ce que je m’apprêtais à lire ! Quand je te le dis que je suis une blogueuse déjantée cher ami ! Bref.
 
[Note de la blogueuse déjantée : LA CHRONIQUE DEMARRE VRAIMENT ICI >>>] Force est de constater que l’auteur a su se démarquer dans son genre en nous offrant une intrigue bigrement originale et détonante, particulièrement bien construite et prenante… Tant et si bien qu’on ne saurait y résister, foi de lectrice passionnée ! Agrémenté ça et là de touches d’un humour parfois aussi noir que la littérature dans laquelle il s’inscrit, le récit se fait ainsi plus léger et prend quelques aises tout en respectant les codes du thriller français. Ainsi action et suspense se conjuguent à merveille pour une histoire pleine de rebondissements qui se lit en un rien de temps !
Si l’envie m’a prise à plus d’une reprise de vouloir le claquer, je me suis tout de même attachée à cet antihéros pour son… Humanité, sa personnalité que l’auteur a su faire évoluer au fil des pages et des chapitres. Et tandis qu’on le voit se débattre, en proie à des évènements qui le dépassent complètement, on se prend de compassion pour l’énergumène dont on réalise qu’il est un loser et pourtant un atout majeur de ce roman. 
Porté par une plume fluide, dynamique et efficace, un style vif et incisif, des chapitres courts qui apportent du rythme, ce roman n’en est que plus prenant et mordant pour un très bon moment de lecture, sans prétention mais particulièrement plaisant.
 
En bref, un premier roman que je suis ravie d’avoir enfin découvert… Son second m’attend à Nemours ce dimanche : Autant vous dire que Nicolas Duplessier a plutôt intérêt à se tenir prêt pour me le dédicacer !

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