Classique-moi… Si tu peux ! Le Comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas

Mes amis : Force est de constater que votre blogueuse déjantée vieillit ! Bon… N’exagérons rien tout de même,  à 31 ans je suis encore bien loin de la retraite (et je n’entrerai évidemment pas dans ce débat ! ^^) mais je dois pourtant me résigner : Je mets de plus en plus de temps à me remettre de chaque virée, de chaque soirée… J’ai comme qui dirait une gueule de bois sans alcool… C’est tout de même assez curieux pour quelqu’un qui ne boit jamais !
C’est donc après avoir sillonné la France dans toute la longueur cette semaine, de Nîmes au Touquet en passant par Paris, que je vous retrouve aujourd’hui par ici, encore un peu fatiguée – et donc ralentie ! – mais toujours ravie, surtout quand je suis accompagnée de ma DreamBookTeam, une fine équipe de quatre lecteurs enthousiastes et motivés, mais surtout quatre membres de mon plus proche entourage que j’ai su embrigader dans mes folles aventures blogulaires afin de vous parler lecture et bouquins de 1001 façons possibles !
Et pendant que Françoise, Franck et Laura continuent de lire, c’est au tour de Roseline, ma Maman, de s’installer par ici pour dépoussiérer un classique… Mais qu’est-ce que vous faites ?! Mais revenez donc ici, nous avons tant à vous dire pour vous aider à réviser votre jugement sur ce pan de notre littérature, si grandiose mais injustement remisé au plus profond de nos greniers pour nous avoir pourri la vie durant nos années collège et lycée… Allez, revenez donc vous installer, prenez donc quelques gâteaux avec un petit thé et prenez le temps de lire ce que m’a dit ma mère sur « Le Comte de Monte Cristo » d’Alexandre Dumas, notamment disponible aux éditions Folio

 
Bon… De quoi ça parle ?
« Comment devenir comte de Monte-Cristo quand on est simple marin ? Ce roman est le récit d’une transformation, de celles qui affectent les créatures acculées au changement : la métamorphose. Espérant modestement devenir capitaine, Edmond Dantès se heurtera pourtant à la conspiration la plus lâche. Dans les geôles du château d’If, où il a été injustement jeté, Edmond entame la mue d’un être rivé à la plus dévorante des passions : la vengeance. Innocent décrété coupable par les calculs de ses ennemis et le cynisme de toute une époque, Dantès ne s’en laissera plus compter : à lui intrigues et dissimulation. Pour faire tomber les masques il lui faudra s’en forger un, pétri dans la rancœur des années perdues. Palpitant roman d’aventures, devenu le modèle du genre, cette traversée épique du XIXᵉ siècle précipitera les personnages de Marseille à Paris en passant par Rome et la Méditerranée. Le Comte de Monte-Cristo répond aux mesquineries du siècle par le souffle d’une odyssée. »
 

 

Et… Qui l’a écrit ?
Né à Villers-Cotterêts le 24 juillet 1802, Alexandre Dumas (père) est donc un écrivain français. Son père, qui fit une brillante carrière dans les armes, meurt l’année de ses trois ans. Sa grand-mère étant noire, il est quarteron et doit souvent affronter des sarcasmes racistes. A neuf ans, il entre, pour deux ans, au collège de l’abbé Grégoire, à Villers-Cotterêts. Il y reçoit les bases de l’instruction primaire. Pourtant à treize ans, il ne sait presque rien, il a pour seule éducation ses lectures principalement religieuses. Cependant, grâce à sa calligraphie exceptionnelle, il est engagé comme coursier dans une étude de notaire.
En 1822, il devient à Paris clerc de notaire. En 1823, le duc d’Orléans le prend comme secrétaire. En 1824, il commence à connaître le succès avec l’un de ses vaudevilles : « La chasse et l’amour ». Cette même année son fils Alexandre, qui deviendra aussi écrivain, naît de sa liaison avec une couturière, Catherine Labay. Dumas ne le reconnaîtra qu’en 1831, à la naissance de sa fille Marie-Alexandrine.
C’est un romancier prolifique, qui publie « Les Trois Mousquetaires » (1844), et ses suites, « Vingt ans après » (1845) et « Le Vicomte de Bragelonne » (1847), ou encore « Le Comte de Monte-Cristo » (1844 -1846), et « La Reine Margot » (1845), avec l’aide notoire de « nègres » et en particulier d’Auguste Maquet qui a participé à la plupart de ses réalisations. il connaît également le succès avec ses drames romantiques, tels que « Antony » et « La Tour de Nesle ».
En 1844, il fait bâtir le château de Monte-Cristo à Port-Marly. En 1846, il se fait bâtir son propre théâtre : le Théâtre-historique. Mais en 1848, il est candidat malheureux aux élections législatives qui suivent la révolution et son théâtre fait faillite. Poursuivi par plus de 150 créanciers, il doit s’exiler en Belgique.
De retour à Paris en 1853, il lance un quotidien artistique, « Le Mousquetaire », qui sera suivi du « Monte-Cristo » en 1857, un hebdomadaire. Puis il se passionne pour Garibaldi et rejoint l’expédition des Mille à Palerme. Il sera nommé Directeur des Musées à Naples, où il fonde un journal, « L’indipendente », destiné à lutter contre la contre-révolution et la camorra.
En septembre 1870, après un accident vasculaire qui le laisse à demi paralysé, Dumas s’installe dans la villa de son fils à Puys, quartier balnéaire de Dieppe. Il y mourut le 05 décembre 1870.
(Source : Babelio)
 

 

Ok… Et pourquoi le relire ?
Je l’avouerai bien volontiers… De ce livre je n’ai lu qu’une version abrégée dans le cadre de ma scolarité… Je ne suis jamais allée plus loin, alors même que je me souviens avoir aimé ce bouquin… C’est donc avec plaisir et curiosité que j’attendais l’argumentaire de ma Maman à son sujet !
En effet il s’agit là d’une œuvre à laquelle ma chère Maman Roseline voue un profond attachement et qu’elle a par conséquent lu et relu, par le passé et encore aujourd’hui pour vous en parler… Et les deux tomes, hein, parce qu’elle ne fait pas les choses à moitié !
Roseline en dira qu’il s’agit là d’une histoire de vengeance… Mais pas seulement… Mais tellement plus encore ! Déjà parce qu’il s’agit là d’un thème aussi vaste que passionnant. Dans ce roman nous rencontrons Edmond Dantès, nous découvrons son effarant destin, et nous affrontons tous les sentiments, toutes les émotions que cela éveille en nous…
Mais plus qu’un roman, Roseline dira de ce bouquin qu’il s’agit d’un véritable récit d’aventures, à la fois déroutant, ébouriffant et dépaysant, qui nous permet en outre de retrouver cette ancienne tradition du fameux roman-feuilleton, à la mode au XIXème siècle… Certes un peu long par moments, mais tellement captivant, attrayant, attirant… Révélateur et illustrateur de cette époque dans le même temps, tant sur le plan littéraire que sociétal.
Et même si nous sortons un peu du cadre, ma chère Maman Roseline conclura son enthousiaste exposé sur les diverses adaptations audiovisuelles dont ce roman a fait l’objet, et notamment la mini série avec Gérard Depardieu qu’elle ne saurait que trop vous conseiller… 

 
Alors ce classique… On se le (re)lit ?
Mais bien sûr qu’on le lit ou relit ! Parce que cet exposé est trop tentant et parce qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir ou redécouvrir un classique ! Parce qu’on n’a rien à perdre et tout à gagner, parce qu’en plus il s’agit d’une œuvre tombée dans le domaine public, dont vous trouverez ainsi une version gratuite ICI pour ne prendre aucun risque ! Alors par ici la lecture… Et venez nous raconter ce que vous en avez pensé !

 

Cet article a 3 commentaires

  1. Boisgobey

    Je suis un inconditionnel de ce roman-cathédrale, dont je possède une très belle édition ancienne en deux volumes reliés (Jules Rouff, en 174 livraisons illustrées sur 1389 pages), un titre que j'avais fait lire et étudier en classe à mes élèves de 4ème, dans la version texte intégral Folio classique dont vous donnez ici les images. Ils avaient dans l'ensemble beaucoup aimé, et j'avais fabriqué une sorte d'organigramme généalogique des personnages (tant ils sont nombreux) afin que ma fille, à qui j'avais conseillé de lire le livre, puisse s'y retrouver plus facilement. Que de bons souvenirs… en le relisant j'y ai trouvé des détails merveilleux, et je pense que je le relirai encore, dans l'avenir. Je signale donc à l'excellente Roseline (que j'en profite pour saluer amicalement au passage et à féliciter pour son choix de chronique) que si ça l'intéresse, il y a au moins deux "suites" fort intéressantes à ce roman (que je possède, bien entendu…) et que je lui conseille de découvrir, pour venir en rendre compte. Il s'agit de :
    1°) "Le FILS de Monte Cristo" par Jules LERMINA (1839-1915) édition illustrée sur 2 colonnes, parue chez Boulanger en 1885-1886 sur 788 pages en 99 livraisons… et sa suite "Le TRÉSOR de Monte Cristo (du même auteur), édition illustrée de 640 pages en 80 livraisons…
    2°) "Le NOUVEAU Monte Cristo" de Georges SPIZMULLER (1866-1926) paru de façon posthume chez Arthème Fayard en deux volumes dans la collection "Le Livre Populaire" (n°193, Décembre 1926, 289 pages + n°193, sous titre "L'Etoile d'Amour", Février 1927, 288 pages)
    Au plaisir de vous lire, si le coeur vous en dit. Et bravo à Aurélie pour la passion dont elle irrigue ce blog, découvert par hasard via son titre. Cordialement, Thierry CHEVRIER (Rethondes)

  2. Stephie

    Il est dans ma PAL et je ne sais pas pourquoi je repousse cette lecture depuis trop d'années

  3. Iris

    Ça donne envie de le lire !��

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