LivrEcran 2026 \ Le temps est assassin – La série télévisée

Quan TF1 débarque en Corse avec le Maître du Twist : “Le temps est assassin“, une série en huit épisodes créée par Claude-Michel Rome et Franck Ollivier, diffusée sur TF1 en 2019.

Le pitch : Clotilde revient en Corse vingt-cinq ans après un tragique accident qui a coûté la vie à son frère et ses parents. Mais à peine arrivée sur l’île, d’étranges incidents se multiplient jusqu’à ce qu’elle reçoive une lettre de sa mère, Palma, présumée morte dans l’accident.

Si mon rythme de lecture a ralenti pour cause d’esprit accaparé pour moult soucis, j’ai pris goût au visionnage de séries adaptées des romans dont j’ai beaucoup apprécié la lecture par le passé et qui prennent une toute autre allure à travers l’imaginaire d’un autre, ce que j’ai fini par accepter pour ne pas partir déçue d’emblée. Je ne me rappelle que très vaguement de ce roman de Michel Bussi, paru et lu il y a près de dix ans… Mais pour ne rien vous cacher, j’avais carrément zappé sa transposition en série télévisée pour la chaîne TF1 en 2019 ! C’est en regardant “Rien ne t’efface” que je l’ai découvert, et le hasard a voulu que ce programme soit toujours disponible en streaming sur TF1+ : Ma curiosité piquée au vif, je me suis donc laissée tenter, à raison d’un épisode par jour le temps d’une semaine…

Un épisode quotidien et pas davantage, car malheureusement la sauce n’a pas pris avec moi cette fois-ci. Non pas parce que je n’y ai pas du tout reconnu l’œuvre éponyme de Michel Bussi, mais surtout pour sa lenteur, en plus de son casting peu convaincant et son grand manque de crédibilité… Ne me lynchez pas, je vous livre mon avis en toute sincérité, et je vais tenter de m’en expliquer.
Je ne sais pas si parce que nous sommes désormais habitués aux mini-séries de quatre à six épisodes, toujours est-il que huit épisodes n’étaient pas vraiment nécessaires cette fois-ci. Si la lenteur permet incontestablement de nous installer au cœur du magnifique décor que constitue l’île de Beauté, puis de nous présenter les personnages que nous allons côtoyer sur deux périodes différentes, l’ensemble manque ici de rythme et traîne en longueur au point de lasser, d’ennuyer, exception faite des deux derniers épisodes qui nous tiennent davantage en haleine… Mais sans doute un peu trop tard pour faire leur effet.
Un effet d’autant plus manqué que les acteurs n’incarnent en rien les personnages qu’ils sont supposés interpréter. Une fois n’est pas coutume, Mathilde Seigner m’a semblé manquer de charisme tandis que Jenifer Bartoli m’insupportait. La faute à l’alternance entre présent et passé ? Peut-être. Probable, même. Certains comédiens tenaient le même rôle à 25 ans d’écart… Mais le maquillage ne nous trompait pas, au point même parfois de nous égarer sur la période qui nous occupait. Ainsi Mathilde Seigner fait plus vieille que sa mère tandis que d’autres personnages font plus jeunes à leur âge plus avancé… Bref, quelque chose a immanquablement cafouillé sur ce plan, à n’en point douter.
Enfin, si Michel Bussi maîtrise l’art de toujours nous surprendre tout en retombant sur ses pieds, force est de constater que ce n’est pas le cas de tout le monde, et plus encore dans le monde de l’audiovisuel. Malgré toute ma bonne volonté, je n’y ai pas cru, je n’ai pas réussi à y croire. Je ne veux pas trop en dire au risque de spoiler mais j’ai eu beaucoup de mal avec cette version de l’intrigue. Dans mes souvenirs, le roman se déroulait davantage dans le passé, il eut sans doute été utile de suivre la même voie… Comme pour beaucoup d’autres choses d’ailleurs : tant pis.
Je retiendrai toutefois la mise en valeur de la Corse, de ses paysages et de ses chants aussi, outre une certaine mélancolie des temps passés, remarquablement traduite à travers les chansons entendues tout au long de la série… La nostalgie des vacances de notre jeunesse, oui, c’est ce que je retiendrai pour rester positive.

En bref, je suis navrée de vous livrer un avis aussi négatif… Aurait-il été plus favorable si j’avais regardé cette série dès sa sortie ? Je n’en suis pas persuadée. Néanmoins elle m’a donné envie de replonger dans le livre, pour le plaisir de redécouvrir cette histoire et éprouver une fois encore l’inénarrable façon de Michel Bussi de nous entourlouper !

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