Dans les coulisses de la Permanence Parquet : “Panthères” de Valentine Vendôme, paru le 02 avril aux éditions Michel Lafon.
Le pitch : Une magistrate au bord de l’abîme.
Lorsqu’un enfant est retrouvé assassiné dans une zone pavillonnaire de Melun, la vice-procureure Maxime Saint-Clair prend la direction de l’enquête. Trop investie, trop entière, elle s’y jette comme on tombe dans le vide : la tête la première.
Alors que ses certitudes se fissurent, la frontière entre raison et obsession se brouille. Car si l’horreur fait partie de son quotidien, le regard sans vie d’Amadeo réveille en elle une blessure d’enfance qu’elle croyait ensevelie. Pourtant, elle se l’est promis : elle ira au bout de l’enquête, quitte à s’en déchirer le cœur.
C’est un peu par hasard que j’ai rencontré Valentine Vendôme… L’an dernier en effet, en marge du Festival du Livre de Paris, était organisé une soirée dans les locaux des éditions Michel Lafon… Et c’est dans ce cadre que nous avons fait connaissance… Elle, parquetière, moi, greffière : Nous avions forcément des choses à nous raconter ! C’est ainsi que j’ai appris qu’elle allait prochainement publier un polar : Environ un an plus tard, ledit polar fait enfin son entrée en librairie… Mais c’est finalement au salon de la Cigogne Noire, organisé les 12 et 13 septembre derniers à Moult Chicheboville que j’ai finalement revu Valentine… Et me suis donc procuré un exemplaire dédicacé : Ne me reste plus qu’à vous en parler !
A travers ce premier polar judiciaire, bigrement percutant et diablement maîtrisé, Valentine Vendôme nous offre tout à la fois un point de vue inédit et une véritable plongée dans son quotidien de magistrat du Parquet. S’il fait souvent figure de personnage secondaire (d’ailleurs un peu chiant de temps à autre) dans les romans policiers, le Procureur est un rouage essentiel de la justice et du bon déroulement d’une enquête… Mais c’est presque toujours aux policiers ou aux juges d’instruction, parfois aux avocats, qu’on s’intéresse. Me glisser dans la robe d’un parquetier (et ses Louboutin dans notre cas, cela ne se refuse pas ^^), je crois bien que ça ne m’est jamais arrivé ! C’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai suivi la Vice-Procureur Maxime Saint-Clair dans le cadre de sa permanence, l’ayant conduite jusqu’au corps d’un enfant dont il faut à présent déterminer les causes et le responsable de sa mort.
Forte de son expérience professionnelle, Valentine Vendôme nous propose ainsi une intrigue redoutablement prenante et immersive, d’un saisissant réalisme et d’une authenticité à toute épreuve… Sans oublier d’insister sur l’aspect humain de son métier, rappelant que le Procureur reste un être de chair et de sang, qu’il n’est pas inébranlable ni infaillible, qu’il éprouve des sentiments, qu’il ressent des doutes, qu’il a lui-même une histoire, un passé, des émotions à contenir, même s’il a des investigations à mener.
C’est d’autant plus enrichissant que le fonctionnement police/justice est remarquablement dépeint, que les protagonistes sont minutieusement croqués, leur psychologie finement établie… Le tout est mené tambour battant, porté par une voix singulière, soutenu par une plume fluide, vive et incisive, appuyé par un style dynamique et efficace, allégé par un soupçon de mysticisme… Pour une lecture nerveuse, palpitante et rythmée, je peux vous l’assurer !
En bref, je ne sais pas si c’est prévu, mais j’aimerais beaucoup avoir des nouvelles de Maxime Saint-Clair… Et de Valentine Vendôme par la même occasion !