Un second opus en trompe l’œil : “Le cabinet des illusions – Enquête à Venise, 1907” de Jean-Luc Bizien, paru le 25 mars 2026 aux éditions Maison POP.
Le pitch : Venise, 1907. D’étranges incidents viennent perturber les répétitions de Chung Ling Soo, le légendaire magicien chinois. Dans les coulisses du Teatro Rossini, des ombres sans visage rôdent, les murs semblent respirer, murmurer et la scène réclamer le sang des intrus. Pour Paolo, le vieux gardien, il n’y a aucun doute : le Fantôme de l’Opéra est de retour ! Alors, quand les cadavres commencent à s’accumuler, Chung Ling Soo disparaît… et William Ellsworth Robinson, maître de l’illusion et stratège hors pair, se révèle. Face à lui, un ennemi insaisissable, un sorcier invisible qui transforme le théâtre en piège vivant. L’heure n’est plus au spectacle, c’est à un duel à mort que vont se livrer les deux adversaires. Dans une Venise noyée de brume, où chaque masque peut dissimuler un monstre, William Elworth Robinson devra affronter bien plus qu’un fantôme… et percer un secret capable de le détruire.
C’est à Rouen, au cœur de la magnifique librairie L’Armitière, que j’ai retrouvé Jean-Luc Bizien le 21 octobre dernier. En effet, la Ligue de l’Imaginaire et 13 de ses membres y organisaient une grande journée de lancement du recueil solidaire “Le Pire des Noëls“, réalisé cette année au profit de l’Association “Les Petits Princes“, qu’ils ont dédicacé avec l’ensemble de leurs ouvrages… J’en ai donc profité pour me procurer le troisième titre du “Cabinet des Illusions“, tout fraichement publié… Avant de réaliser que je n’avais pas encore lu le second opus, qui patiente dans ma PAL depuis le Printemps du Livre de Montaigu : Il était grand temps de me rattraper, vous en conviendrez !
Et une fois encore, le grand mage Bizien nous a encore bluffés ! Fidèle à ses bonnes habitudes, l’auteur nous fait remonter le temps pour nous installer dans une Cité des Doges nimbée de brume plus vraie que nature, véritable personnage à part entière et théâtre d’incidents fort étranges, magistral décor de cette intrigue remarquablement ficelée, pleine de suspense et de faux-semblants.
Mais si l’histoire est aussi captivante, c’est également parce qu’elle offre l’occasion à l’auteur de livrer un bel hommage à la magie comme à l’art de l’illusion ainsi qu’à l’un de ses maîtres. Et le lecteur, pris au piège de ce redoutable tour, se laisse embarquer dans l’aventure comme on se laisse prendre au jeu, déterminé à percer les mystères de ce brillant tour et à découvrir la vérité.
Les personnages sont bigrement bien croqués, et soutiennent à merveille le récit, lequel est en outre porté par une plume fluide, dynamique et visuelle, un style vivant, vibrant, presque envoûtant pour une lecture rythmée plus efficace qu’un tour de prestidigitation !
En bref, après Vienne et Venise, rendez-vous est déjà pris pour Londres, en 1918 où le célèbre Chung Ling Soo (et William Ellsworth Robinson) m’attend !