Chroniques 2017 Mémé dans les orties d’Aurélie Valognes

Un premier roman aussi drôle que touchant : “Mémé dans les orties” d’Aurélie Valognes aux éditions Michel Lafon et Livre de Poche.
 
Le pitch : Déjà aigri et bougon à 83 ans, Ferdinand Brun est un vieil homme solitaire qui vient de perdre le seul être qui le raccrochait à la vie, sa chienne Daisy… Mais c’est sans compter sa fille Marion qui, même à l’autre bout du monde, ne compte pas laisser son père dépérir à vue d’œil, et le menace d’un aller simple en maison de retraite si celui-ci ne fait pas d’efforts pour remonter la pente, quitte à lui mettre sa concierge dans les pattes pour y parvenir… Se voyant contraint et forcé, Ferdinand s’y plie mais n’est quand même pas à quelques mauvais coups près… Avant de rencontrer deux étonnantes personnes qui ne vont pas manquer de chambouler sa vie…
 
Voilà déjà longtemps que je lorgnais ce petit livre à la couverture inratable, promesse d’un inoubliable moment de lecture… Pour autant, alors même que je saisissais l’occasion d’une offre éclair sur Amazon pour m’offrir ce petit joyau en ebook, ce dernier restait inexplicablement dans ma PAL, jusqu’au jour… Jusqu’au jour où Babelio m’offrît l’opportunité d’un échange avec son auteure à l’occasion de la sortie de son troisième roman concomitante à la sortie poche de son deuxième : c’est donc en me réjouissant à l’idée de la rencontrer que je me plongeais donc bien volontiers dans cette lecture haute en couleur…
 
Sans perdre un seul instant, l’auteure nous entraîne ici au cœur d’un récit d’une touchante simplicité, plein d’humour et de sensibilité. Prenant soin de nous planter le décor avant de nous entraîner dans les pas d’un Ferdinand haut en couleur, l’auteure nous invite alors au cœur d’une intrigue minutieusement structurée, menée tambour battant au travers de courts chapitres judicieusement nommés offrant une lecture délicieusement rythmée à son lecture d’ores et déjà conquis tant il se voit submergé de sentiments divers et variés, passant du rire aux larmes en moins de mots qu’il ne me faut pour vous l’écrire. Dès lors perméable à l’histoire, il se laisse volontiers voguer au gré des folles tribulations et autres rebondissements de nos joyeux lurons, avide qu’il est d’en connaître la suite, dévorant les pages toujours plus vite pour parvenir au bout d’un fabuleux voyage, heureux mais aussi triste de devoir quitter cet environnement qu’il ne peut que chérir.
Car il est indéniable que les personnages constituent l’atout majeur de ce roman, tous autant qu’ils sont… Qu’il s’agisse de Juliette, de Madeleine, ou encore de Mme Suarez dans un tout autre genre, chacun trouve sa place, tient son rôle et apporte sa juste contribution à ce truculent roman… Mais on s’arrêtera évidemment sur Ferdinand, LE Ferdinand, je dirais même NOTRE Ferdinand tant on s’attache immanquablement et durablement à ce vieux grincheux qui, sous couvert de son inimitable caractère, cache un grand cœur débordant d’amour. Alors on s’approche, se rapproche et s’accroche pour finalement devoir le quitter plein de regrets une fois notre lecture terminée…
A noter également que la plume est fluide, élégante et belle, le style simple et efficace, contribuant là encore à faire de ce court roman une lecture inoubliable.
 
En bref, un premier roman qu’il vous faut découvrir sans tarder ! Autant vous dire que “Nos adorables belles filles“, second roman de l’auteure, se trouve déjà chargé dans ma liseuse…

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