Chroniques 2018 La Grande Roue de Diane Peylin

Une grande découverte pour cette “petite” rentrée littéraire : “La Grande Roue” de Diane Peylin, aux éditions Les Escales.
 
Le pitch : C’est au pied d’une grande roue trônant dans une fête foraine que la jolie Emma et ses 19 printemps rencontrent Marc. Le coup de foudre frappe et l’histoire d’amour commence, forte et intense… Trop peut-être pour éviter les dommages… Et le chaos n’épargne souvent personne…
 
Je ne saurais trop vous expliquer pourquoi ce roman a retenu mon attention… On s’est croisé un soir peu avant la fermeture d’une librairie… Il attendait là, seul exemplaire presqu’égaré au coin d’une table de nouveautés… Et tandis que mon regard s’attardait sur sa couverture, se plongeait dans son résumé… L’affaire était déjà bouclée, je savais d’ores et déjà que j’allais l’adopter pour l’emmener avec moi et l’entamer sur le chemin du retour…
 
Une bien belle idée que j’ai eue là ! Car si je ne connaissais pas l’auteure, il est désormais certain qu’elle a su retenir toute mon attention… Un roman éprouvant que celui-là ! Eprouvant mais aussi atypique, complexe et intriguant. L’auteure nous entraîne en effet au coeur d’une intrigue particulièrement bien construite et maîtrisée, si bien qu’elle entraîne son lecteur au coeur d’un véritable maelström d’émotions mais aussi de suspense. On ne sait pas trop où tout cela va nous mener mais l’auteure sait gagner notre confiance pour qu’on la suive sans hésiter, poussant dès lors ce dernier à tourner les pages avec toujours plus d’attention, toujours plus de tension, toujours plus d’intention pour atteindre la dernière page, le dénouement et le fin mot de l’histoire…
A chaque chapitre un personnage fait son entrée ou son retour, nous permettant ainsi de faire sa connaissance, de s’en approcher pour s’en rapprocher de plus en plus et le découvrir en son entier… Le roman tourne essentiellement autour d’Emma… Jolie rouquine qui ne parvient pas à exister avant que Marc ne la remarque… Ne la repère… Ne la retienne pour en faire sa poupée… “Elle était si belle la poupée… Celle que les anges avaient oubliée… Si on avait un peu regardé… Peut-être que l’hiver ne l’aurait pas brisée…”
Mais si Emma sait gagner toute notre empathie, toute notre sympathie pour rester longtemps gravée dans notre coeur autant que dans notre mémoire, elle partage les chapitres avec d’autres protagonistes tout aussi intéressants, méritant qu’on ne les oublie pas.
La plume est incroyablement belle et fluide malgré la violence de ce qu’elle peut parfois décrire. Le style est aussi plaisant que soigné, ce qui contribue à faire de ce roman un instant de lecture mémorable.
 
En bref, un roman prenant, touchant et inoubliable…

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