Chroniques 2018 La tête sous l’eau d’Olivier Adam

Un sujet particulièrement fort pour un court roman saisissant : « La tête sous l’eau » d’Olivier Adam, paru aux éditions Robert Laffont – Collection R.
Le pitch : En quittant Paris pour St Malo, ils ne s’attendaient pas au drame qui allait les frapper en plein coeur et de plein fouet : Léa – leur fille, leur sœur – a disparu… En quittant Paris pour St Malo, ils ne s’attendaient pas au drame qui allait les frapper en plein coeur et de plein fouet : On a retrouvé Léa… Mais dans quel état…
 
Si je connais l’auteur dont j’apprécie grandement la plume pour avoir déjà lu quelques-uns de ses titres, je ne vous cache pas ma surprise de le retrouver en librairie avec un roman à destination des jeunes adultes cette fois-ci… C’est donc en redoublant de curiosité que je me suis plongée dans celui-ci, après avoir eu le plaisir de rencontrer l’auteur au salon « Le Livre sur la Place » de Nancy, et avant de pouvoir le présenter lors de mon intervention à la bibliothèque de Marcouville
 
Parce qu’il n’a décidément pas fini de nous surprendre, l’auteur nous entraîne ici au coeur d’un véritable drame à travers les yeux du plus jeune membre d’une famille : Sa sœur a disparu… Mais n’est-il pas encore plus délicat d’aborder le retour de l’être aimé quand on ne sait pas ce qui lui est arrivé, quand celui-ci refuse de s’exprimer à ce sujet alors même qu’on voudrait tant l’aider ? Un être vous manque et toute la famille est emportée…
Un être dont on découvre également l’intimité au travers de quelques lettres envoyées avant sa disparition… Des lettres courtes mais qui en disent si long… Des lettres de quelques lignes qui doivent se lire entre les lignes… Permettant ainsi à l’auteur d’aborder d’autres sujets, d’autres thèmes, tout à fait délicats et actuels.
Mais au-delà de l’intrigue, ce sont surtout les émotions et les sentiments que l’auteur retranscrit avec un redoutable réalisme, nous faisant dès lors vivre et ressentir énormément de choses d’un bout à l’autre du récit. L’histoire est un peu dure, mais la vie aussi. Alors on vit plus qu’on ne lit l’attente, l’insupportable attente de la famille… Celle de voir Léa revenir… Celle de voir Léa s’ouvrir… On ressent leurs craintes et leurs espoirs, leurs angoisses et leurs doutes… La reconstruction vaut pour eux aussi…
Portée par une plume particulièrement fluide et élégante, un style vif et percutant, l’histoire n’en est que plus forte et touchante, plus intense et puissante pour un moment de lecture qui marque pour longtemps…
 
En bref, ma chronique reflète bien mal ce roman à la fois brillant et vibrant d’émotions…

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