Chroniques 2018 Le Syndrome Noah de Michael Fenris

Thriller fantastique ou roman d’anticipation ? Les débats sont ouverts : « Le Syndrome Noah » de Michael Fenris, paru aux éditions Prisma.
 
Le pitch : Citoyen new-yorkais lambda, Noah Gibson mène une petite vie tranquille, entre son job à la banque et l’appartement qu’il occupe avec sa fiancée. Un barbecue à organiser et le voilà qui descend jusqu’à la cave pour récupérer le grill tant convoité… Puis une onde le frappe… A son réveil, le monde a changé, et de la population ne reste plus rien que leurs vêtements, posés à même le sol à l’endroit même où ils se trouvaient…
 
Après avoir découvert la plume de Michael Fenris avec « Feuilles« , c’est avec une curiosité redoublée que je me suis plongée dans celui-ci qui patientait dans ma PAL depuis bien trop longtemps. Et une fois encore l’auteur a tôt fait de me surprendre et de m’embarquer dans une formidable intrigue, revisitant avec brio le thème du Déluge à l’époque actuelle. Ainsi l’histoire commence vite et fort, aborde différents thèmes sans connaître le moindre temps mort et nous soumet à un implacable suspense d’un bout à l’autre du roman.
Perdu au beau milieu d’un univers criant de réalisme, le lecteur se glisse donc dans les pas de Noah, survivant auquel il a tôt fait de s’attacher, qu’on pensait mollasson jusqu’à le voir évoluer au fur et à mesure de son périple tandis que nos yeux voient les chapitres défiler sans voir le temps passer.
Voyant peu à peu les animaux réinvestir leur territoire et la nature reprendre ses droits, le lecteur profite de se livre pour réfléchir à son impact sur l’environnement mais aussi à son rôle dans… Sa propre destruction…
Servi par une plume fluide, visuelle et efficace, un style vif, soigné et agréable tandis que les chapitres rythment et dynamisent le récit, la lecture n’en est que plus prenante et palpitante, promesse d’un très bon moment pour qui se plongerait dedans.
 
En bref, essai transformé pour l’auteur avec ce roman aussi palpitant qu’intelligent… Il est maintenant temps d’aller découvrir ce qui se sache dans « Therianthrope« …

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