Livres et vous ? Livrez-vous… Avec Valérie Perrin !

L’année se termine et Noël arrive… Il est temps de profiter de ses proches, passer du temps en famille, offrir quelques cadeaux… Pour ma part, je n’ai pas pu m’en empêcher : Alors même que je m’étais promis de diversifier mes idées, c’est encore une montagne de livres que mon papier cadeau s’apprête à emballer… Que voulez-vous, on ne change pas une passionnée !
Une passionnée qui entend bien vous gâter, vous aussi, mes petits bloggipotes chéris ! Alors bien sûr je ne peux pas vous envoyer tous les livres que je souhaiterais – Sous peine de voir ma carte bleue confisquée par mon banquier ! ^^ – mais j’entends bien vous livrer le meilleur de moi-même, encore plus à l’occasion des fêtes de fin d’année ! Alors je suis une fois encore partie à la rencontre de ces auteurs et autres acteurs essentiels au monde du livre, ceci afin de vous dévoiler leurs lectures et le lecteur qui sommeille en chacun d’eux…
Et autant vous dire que je n’ai pas lésiné mes efforts pour l’interview qui nous occupe aujourd’hui ! En effet, j’ai un petit secret à vous révéler : J’ai toujours souffert d’une incommensurable timidité qui m’a longtemps empêchée de m’ouvrir et d’avancer… Si je gagne du terrain en l’affrontant tous les jours désormais, je reste pourtant incapable de solliciter de vive voix une interview à qui que ce soit… A peine ai-je osé aborder le sujet à une ou deux reprises… Pour m’empresser de reprendre les choses par mail, rassurée que je suis derrière mon PC… Chassez le naturel, il revient au galop, c’est une réalité…
Seulement l’auteure que je vais vous présenter aujourd’hui préfère les interviews directes, par téléphone ou de vive voix… Si j’excluais d’emblée l’option téléphonique (d’ailleurs n’essayez pas de m’appeler, je ne réponds pratiquement jamais ! ^^), je ne suis pas non plus du genre à reculer devant un défi, aussi important soit-il : J’ai bien couru un marathon, alors je peux bien poser dix questions, n’est-il pas vrai ? Aussi ai-je décidé de ne pas faire les choses à moitié et, comme je ne suis pas à une folie près, j’ai pris mon volant hier pour me rendre à 160km de chez moi jusqu’à la Maison de la Presse du Touquet ! Et si les gilets jaunes, le vent et la pluie m’ont considérablement ralentie, rien ni personne n’aurait pu m’arrêter pour réaliser mon projet !
Comment aurais-je pu en effet renoncer à vous offrir une interview de Valérie Perrin alors qu’elle est l’un de mes plus gros coups de coeur cette année ? Je l’ai donc retrouvée à 15h, tout d’abord pour l’entendre parler de ses magnifiques romans en compagnie de la charmante gérante de cette superbe maison de la presse, pour ensuite la soumettre à mes questions indiscrètes, petit jeu auquel elle s’est volontiers prêtée avant de me dédicacer les quatre exemplaires que j’ai transmis au Père Noël pour livraison le 25 décembre prochain…
Trêve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse donc découvrir ses réponses… Bonne lecture ! 
 
 
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis Valérie Perrin, j’ai un peu plus de ** ans : mais ça, on ne le dit à personne ! J’ai deux enfants merveilleux et j’ai eu beaucoup de vies… Mais les deux seules vies auxquelles je tiens le plus, ce sont celles de mes enfants !
Petite ou grande lectrice ? Quelle place tient la lecture dans ta vie ?
Grande lectrice, la lecture tient une place fondamentale dans ma vie. Je suis à la recherche depuis ma naissance du « grand » livre, celui dont on tombe amoureux et qu’on n’oublie jamais… Ce qui est quand même relativement rare. Alors je l’ai en partie trouvé à travers plusieurs livres, bien sûr, mais pas un en particulier… Même si l’un d’entre eux a peut-être été plus important : « Mal de pierres » de Milena Agus… Celui-ci a été très important pour moi, oui… Mais il n’y a pas que lui.
 
Quel a été ton premier coup de coeur littéraire et ton dernier ?
Je pense que mon premier coup de coeur littéraire, c’est « Les enfants de l’aube » de Patrick Poivre d’Arvor. Ca avait été un choc pour moi quand j’étais petite. Et puis, plus jeune, j’ai lu et relu « L’herbe bleue » de Beatrice Sparks.
Le dernier ? C’est celui d’un ami, et je l’aime à la folie, je dirais donc « Toutes les histoires d’amour du monde » de Baptiste Beaulieu.
Y a-t-il un livre/auteur qui t’a poussée à écrire ? Quel a été ton déclic ?
C’est pour ça que je parlais tout à l’heure de « Mal de pierres » de Milena Agus, il n’y est pas étranger, parce que j’ai découvert qu’on pouvait parler de grandes choses à travers le destin d’une petite dame sarde qui rêve juste du grand amour, et à partir de ce moment-là, on peut faire un chef d’œuvre très simplement selon moi.
Peux-tu nous présenter tes romans ?
« Les oubliés du dimanche« , c’est le regard que porte une jeune fille de 21 ans sur la vieillesse. C’est une jeune fille qui commence à vivre, et qui est très attachée à l’une des résidentes de la maison de retraite dans laquelle elle travaille, et qui est en fin de vie. Que peut-on s’apporter mutuellement quand on est prêt à partir et quand on vient d’arriver. Mais ce roman n’est pas que ça non plus, c’est aussi une enquête policière et une introspection : D’où je viens ? Qui je suis ? Quelles sont mes racines ? C’est un hymne à l’amour fou aussi…
« Changer l’eau des fleurs« , c’est l’histoire d’une femme que tout aurait pu tuer mais qui est revenue de toutes les guerres, et qui apprécie le quotidien comme personne, qui est bien dans le présent et qui sait se dire « J’ai de la chance, je suis en vie ». Elle a pour décor et comme vie justement un cimetière. C’est le grand questionnement, c’est un hymne à la vie à travers les disparus et la mort…
Je n’ai pas de préférence pour l’un ou l’autre de mes romans, mais je pense que je suis allée plus loin avec « Changer l’eau des fleurs« , au niveau de la construction et des risques, oui j’ai pris plus de risques alors que je l’ai écrit plus rapidement. Celui-là, je le portais depuis longtemps mais je ne le savais pas, alors que l’autre, je le savais.
 
Quel livre aurais-tu rêvé d’écrire ?
Sans doute un bouquin de John Irving… Ou peut-être aurais-je aimé écrire « Les champs d’honneur » de Jean Rouaud, paru aux éditions de Minuit et Prix Goncourt en 1990, j’en parle dans « Changer l’eau des fleurs« . C’est un chef d’œuvre absolu.
Si tu devais comparer ta vie à un roman, lequel serait-ce ?
« Merci la vie« . Ce n’est pas un roman mais un film de Bertrand Blier que j’adore. Je trouve en effet qu’on peut traverser d’immenses chagrins, mais le fait d’ouvrir les yeux tous les jours est un cadeau.
Quel est ton livre de chevet ? Celui qui cale ta bibliothèque ? Ta lecture en cours ?
Mon livre de chevet, c’est « Le Petit Prince » d’Antoine de St Exupéry. Celui-là, je le relis régulièrement et il n’est jamais loin de moi. Il est intemporel et parle aussi bien à l’enfant qu’à l’adulte.
« American Psycho » de Bret Easton Ellis est à côté de mon lit mais je n’arrive pas à l’ouvrir alors qu’il paraît qu’il est formidable. Je ne sais vraiment pas pourquoi, je suis sûre qu’il est bien…
Quant à ma lecture en cours, c’est le dernier Goncourt : « Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu et j’adore. Mais ma PAL ne désemplit pas !
 
As-tu déjà une idée pour ton prochain roman ?
Tout à fait. J’en ai les idées, j’en ai la trame. J’en ai les grands moments, la chute, la fin. Ca va surtout parler d’amitié, entre trois personnes qui se sont rencontrés en primaire, et leurs trois destins totalement différents. L’idée m’est venue d’un bouquin de Philippe Besson, « Arrête avec tes mensonges« . Grâce ou à cause de lui, en tout cas il a changé mon troisième roman. Et ce qui est curieux, c’est qu’il a eu le Prix Maison de la Presse l’année dernière, un an avant moi. Mon troisième roman aurait dû être autre chose, mais il a bouleversé mes projets… Mais j’en ai aussi d’autres sous la plume, sans doute…


Un petit mot pour la fin ?
Merci d’être venue ! D’avoir fait Beauvais-Le Touquet avec les gilets jaunes, la pluie et l’hiver. Merci à toi ma douce !
 
 
Et c’est un large sourire qui s’étire sur mes lèvres tandis que mes yeux brillent à l’heure de conclure cette petite interview… Je ne remercierai jamais assez Valérie Perrin de me l’avoir accordée, parce qu’elle ne saurait imaginer le cadeau qu’elle m’a ainsi offert : Me permettre de vous présenter la charmante et talentueuse auteure qu’elle est sous un angle différent mais tellement intéressant – celui de la lecture – mais aussi parce qu’elle fait désormais partie de ces personnes qui m’ont permis de me dépasser ! N’est-il pas plus beau cadeau de Noël que celui-ci ?
A présent je vous invite à découvrir sa plume en vous plongeant sans tarder dans l’un de ses romans, dont vous trouverez mes chroniques juste ICI… C’est Noël avant l’heure mes amis : Alors profitez-en ! Bon week-end et belles lectures à tous !

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