Il était un Indé… Et c’est Brigitte Lechanteur !

Voilà bien longtemps que nous ne nous sommes retrouvés par ici mes chers amis ! J’en suis absolument navrée mais il faut aussi savoir raison garder : Les fêtes sont passées, la joie qu’elles apportent est retombée aussi vie qu’un soufflet… Alors la déprime m’a attrapée, la fatigue m’a rattrapée et la coalition de ces deux-là m’a finalement balayée…
Fort heureusement j’ai su me relever mais il faut savoir prendre son temps pour éviter de chanceler ! J’ai donc laissé filer le mois de janvier, profitant de ce dernier pour relativiser, revoir mes priorités et relancer chacune de mes rubriques en toute tranquillité… Et alors que ce premier mois de l’année tire sa révérence pour bientôt laisser place à février, c’est donc « Il était un Indé » qui revient sur la piste !
Une rubrique que j’ai pris plaisir à lancer à la dernière rentrée, heureuse enfin de pouvoir consacrer un peu de mon temps et de mon énergie à la mise en lumière de ces courageux auteurs qui n’ont pas la chance d’avoir une maison d’édition pour les accompagner dans cette audacieuse entreprise qu’est la publication d’un livre… Aussi je reprends volontiers du clavier pour la cause, et c’est avec un immense plaisir que je le fais en compagnie de la très charmante Brigitte Lechanteur aujourd’hui !
Avec déjà deux romans à son actif, j’aurais dû vous parler d’elle il y a  bien longtemps, seulement ma boîte mail en a décidé autrement… Mais si j’ai malheureusement loupé son tout premier message lorsque paraissait « La voix de mon père« , j’ai eu la chance de pouvoir compter sur sa patience et sa persévérance pour la voir me solliciter de nouveau à la sortie de son nouveau roman intitulé « Et que mon cri parvienne jusqu’à vous » : Et quand la lecture vous offre une seconde chance, il faut savoir s’en saisir ! C’est ainsi que j’ai sollicité Brigitte Lechanteur pour cette petite interview et c’est avec un immense plaisir que je l’ai vue se prêter au jeu de mes petites questions indiscrètes : Qu’elle en soit très chaleureusement remerciée, je suis ravie de l’accueillir par ici !
Têve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse rencontrer cet auteure : Bonne lecture !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour et merci pour cet interview.
Je suis belge, mariée à un français et maman de deux grands enfants.
J’ai été comédienne, assistante metteur en scène, productrice de spectacles, directrice administrative d’un groupe audiovisuel. Depuis quelques années, j’ai levé le pied et je travaille dans l’édition musicale. Plus précisément, je m’occupe des droits d’auteur de musiques d’émissions de télévision.
J’ai enfin plus de temps pour écrire.
D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Aussi loin que je remonte, inventer des histoires m’a toujours fait vibrer. Sans savoir lire ou écrire, je composais des poèmes que je retenais par cœur pour les réciter à mon père le matin. Ils sont restés gravés dans ma mémoire.
Par la suite, j’ai adoré les rédactions et tout ce qui avait un rapport avec les cours de français.
J’ai très tôt ressenti cette vibration de joie procurée par la création, c’est toujours la même aujourd’hui.
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Le plus souvent, je pars d’un fait réel. Quand la question magique « Et si jamais ? » surgit, mes sens sont en alerte car cela peut être le début d’une histoire originale et mon imagination s’emballe vite !
Je suis aussi très sensible aux visages, à l’histoire qu’ils me racontent lorsqu’ils captent mon attention. J’imagine tout de suite d’où vient la personne, sa vie actuelle, son enfance, l’adulte en devenir etc. J’adore cela. Cela se passe très vite, c’est une bouffée d’impressions qui ne demande qu’à se concrétiser sur le papier.
Je pense que la nature humaine est foncièrement bonne. Comment elle se détraque ou se sublime m’intéresse au plus haut point. On en apprend tous les jours, mais je reste foncièrement optimiste.
Les histoires de famille me passionnent également. Elles drainent avec elles un milieu social, une éducation, des règles, des interdits, des transgressions et très souvent des secrets. Cela me fascine.
Pouvez-vous nous parler de vos romans ?
« La Voix de mon père« , mon premier roman, est un thriller inspiré par le thème « double vie », imposé il y a quelques années par un concours d’écriture. Il part d’un fait réel : Quinze ans après la mort brutale de mon père, j’ai eu envie de réentendre sa voix. J’ai écouté les cassettes sur lesquelles il dictait son courrier à sa secrétaire… Je suis à nouveau partie de cette fameuse phrase qui ouvre l’imaginaire de l’écrivain : « Et si jamais ? Si jamais j’avais entendu… ». C’était parti ! Je m’en suis donné à cœur joie, j’ai adoré inventer cette histoire. Même si mon père n’a pas toujours le bon rôle, c’est une déclaration d’amour, une façon de le ressusciter.
« Et que mon cri parvienne jusqu’à vous« , mon second roman vient de sortir. Chacun de nous s’est déjà demandé ce qui se passait après la mort. Je me suis interrogée sur ces décès accidentels, forcément violents. Comment réagissent les membres d’une même famille ? Le défunt peut-il entrer en contact avec les êtres aimés qu’il a dû quitter prématurément ? Dans mon histoire, l’amour d’une mère pour son enfant est capable de ce tour de force. J’ai puisé dans mon imaginaire, mais je crois à tout ce que je raconte dans ce livre. La vie ne s’arrête pas après la mort, nous ne mesurons pas la puissance de l’amour.
 
Pourquoi vous être lancée dans l’autoédition ?
« La Voix de mon père » avait tout de suite trouvé un éditeur, mais ce monsieur est décédé avant la sortie du livre. Je n’ai plus retrouvé de maison d’édition par la suite. Ma fille m’a parlé d’Amazon, de l’opportunité de publier son livre sans être à compte d’auteur. J’ai regardé des témoignages sur YouTube, lu l’excellent livre de Jacques-Line Vandroux « Comment grimper vers le Top 100 », potassé les règles amazoniennes et je me suis lancée ! J’ai découvert une communauté très « corporate » avec des gens épanouis, décomplexés et heureux d’écrire. C’est un nouvel univers, riche de rencontres, des auteurs aux blogueurs. Merci d’ailleurs de parler de nous et de nous défendre. L’autoédition, c’est une vraie aventure !
Aux lecteurs réfractaires à l’autoédition, que diriez-vous pour les convaincre de vous lire ?
De plus en plus d’auteurs se tournent vers l’autoédition, le niveau d’exigence est élevé.
Je crois avoir soigné mon manuscrit autant qu’un éditeur aurait pu le faire. J’ai relu et corrigé mon texte plusieurs fois, fait appel à une correctrice pour traquer les dernières fautes d’orthographe, les inévitables coquilles et veiller à une mise en ligne impeccable du texte. La couverture a été réalisée par un professionnel, Matthieu Biasotto, qui a respecté mes goûts.
Du point de vue présentation, j’estime que mon livre est pro. Pour ce qui est du contenu, seul le lecteur est juge.
Sur Amazon, vous pouvez feuilleter un ouvrage qui vous tente, cela permet de se faire rapidement une idée. Si les avis sur les clubs de lecture, sur Amazon et autres sont positifs, pourquoi ne pas faire confiance à ces lecteurs qui prennent la peine de prendre la plume pour s’exprimer ? Je les remercie d’ailleurs, c’est un véritable soutien.
On trouve des pépites dans l’autoédition, des textes différents qui n’auraient jamais été publiés en édition traditionnelle. Il n’y pas de contrainte financière, pas de ligne éditoriale et votre texte n’est pas soumis au dictat du rendement.
Vous êtes libres. Vous prenez l’entière responsabilité de tout. L’autoédition est un formidable stimulus pour la curiosité, la joie de la découverte, le plaisir de lire.
D’autres projets littéraires sont-ils en préparation ?
Oui, il faut juste que je commence à écrire ! Il s’agit de mon troisième roman « Les Enfants de la rivière« , un thriller sur la disparition de deux adolescents épris d’amour fou, sur les fulgurances de cet âge, sur son inconscience aussi. Il y aura une famille, un flic que j’aime et ces deux merveilles. Je me réjouis de m’y plonger, le fait d’en parler me démange les méninges. C’est une question de jours !
Un petit mot pour la fin ?
MERCI ! C’est formidable de pouvoir parler de son expérience, de ses livres, de sa passion. Cela me donne la pêche, vous venez d’accélérer le temps. Je commence « Les enfants de la rivière » demain !
 
N’est-ce pas lumineux d’achever un article sur ces quelques mots à la fois très enthousiastes et incroyablement touchants ? Pour ma part je suis vraiment ravie d’avoir pu réaliser cette petite interview et espère très sincèrement que celle-ci saura vous donner l’envie de découvrir l’attrayante plume de cette auteure fort sympathique ! Vous pouvez d’ores et déjà découvrir ma chronique au sujet de son second roman par ICI… Quant à son premier roman, il se trouve désormais dans ma ligne de mire en attendant de pouvoir rencontrer « Les enfants de la rivière » à qui je souhaite de belles pages en perspective !
Parce qu’il faut savoir se ménager, nous nous retrouverons désormais tous les quinze jours par ici : A très vite pour un nouvel Indé à rencontrer mes chers amis !

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