Livres et vous ? Livrez-vous… Avec Carine Joaquim !

Mes petits Bookinautes chéris… Quel plus beau week-end que celui de la Saint-Valentin pour nous retrouver et célébrer notre amour des bouquins ? Une passion dévorante et totalement assumée chez moi qui se traduit par une multitude de petits projets et une énergie décuplée malgré la fatigue et autres difficultés qui voudraient me barrer le chemin pour les mener à bien… Autrement dit mes poussins, cette année sera celle du changement… Sans que rien ne change vraiment ! Mais je vous en dirai plus prochainement : Pour l’heure, nous avons une talentueuse autrice à rencontrer ! 

Si la situation actuelle n’est pas propice aux salons, dédicaces et autres rencontres littéraires, je poursuis en effet mes livresques activités dans mon antre littéraire et suis ravie de pouvoir ainsi échanger avec les auteurs et autres acteurs du monde littéraire, ceci afin de découvrir leurs lectures et le lecteur qui sommeille en chacun d’eux !
Et c’est une autrice étonnante et captivante qui m’a fait l’immense plaisir de se prêter au jeu de mes petites questions indiscrètes aujourd’hui ! Si nombre d’entre nous la connaissons sous un autre nom dans le monde de l’autoédition, nous avons la chance de la retrouver cette année en librairie avec « Nos corps étrangers« , un premier roman particulièrement sombre et poignant édité à La Manufacture de Livres
Vous l’aurez compris mes Bookinautes chéris, c’est Carine Joaquim que j’ai la chance de recevoir pour cette nouvelle interview ! Je cesse donc mes bavardages et vous laisse donc découvrir ses réponses : Bonne lecture à tous !
 
Peux-tu te présenter en quelques mots ? 
Je suis l’auteure du roman « Nos corps étrangers« , mon premier roman publié par un éditeur. Auparavant, j’écrivais déjà mais je publiais mes textes en autoédition.

Petite ou grande lectrice : Quelle place tient la lecture dans ta vie ? 
Grande lectrice, même si j’ai ralenti le rythme ces derniers temps. Ce qui est certain, c’est que je lis tous les jours, et que c’est une activité dont je serais incapable de me passer. 

Quel a été ton premier coup de cœur littéraire ? Et le dernier ? 
Aucun souvenir du premier vrai coup de cœur littéraire, mais très jeune, je lisais déjà beaucoup. Quand j’avais 7 ou 8 ans, j’ai été très marquée par les romans de la Comtesse de Ségur, puis j’ai dévoré tout ce qui me tombait sous la main à la bibliothèque municipale. Plus qu’un titre précis, c’est l’impression d’un univers infini qui s’ouvrait à moi qui demeure, un monde de l’imaginaire sans aucune borne ni limite, et la fascination que j’ai nourrie en découvrant cela ne m’a jamais lâchée. 
Le dernier vrai coup de cœur, pour la maîtrise de l’écriture, son rythme, sa poésie, c’était « Le garçon« , de Marcus Malte. Extraordinaire roman. 

Y a-t-il un livre/auteur qui t’a poussée à écrire ? Quel a été ton déclic ?
Ce n’est pas un livre précis qui m’a poussée à écrire, mais le sentiment qu’il existait une espèce d’univers parallèle, celui de la fiction, où tout était possible. Puisque je pouvais y entrer à travers les livres que je lisais, je pouvais aussi, à mon tour, ouvrir des portes pour moi-même et pour les autres. A huit ans, j’ai écrit mes premiers textes. A douze ans, quelque chose qui, par sa taille du moins, ressemblait déjà à un roman. 
Parmi les auteurs qui ont marqué mon adolescence, on peut quand même citer Stephen King, pour l’imaginaire, le surnaturel, les frissons. Henri Troyat, aujourd’hui presque méconnu, que j’ai découvert par hasard avec « La neige en deuil » et que j’ai beaucoup lu par la suite, sous le regard un peu incrédule de la bibliothécaire qui enregistrait les emprunts. Et enfin John Irving, avec « Le monde selon Garp« . Dans un autre genre, « La mort est mon métier » de Robert Merle m’a beaucoup marquée, à l’époque. C’est celui qui m’a vraiment montré qu’on pouvait écrire un livre du point de vue d’un personnage qui commet des actes atroces, sans les condamner explicitement, et placer le lecteur dans une ambigüité inconfortable qui le pousse à réfléchir. 

Peux-tu nous présenter ta bibliographie, et notamment « Nos corps étrangers« , ton premier roman édité à La Manufacture de Livres ?
J’ai publié plusieurs textes sous pseudonyme, en autoédition, qui ont été bien accueillis par un lectorat restreint mais enthousiaste. Puis, au début de l’année 2020, j’ai reçu un coup de fil de Pierre Fourniaud, de La Manufacture de livres. Il avait lu le manuscrit de « Nos corps étrangers« , que je venais d’achever, et il m’a annoncé qu’il souhaitait le publier. 
C’est un roman qui raconte l’histoire d’une famille : Elisabeth et Stéphane, les parents, et Maëva, leur fille adolescente. Au début du roman, ils quittent Paris pour la banlieue périurbaine, persuadés de prendre un nouveau départ. Mais les vieilles blessures, les rancœurs et les non-dits n’ont pas disparu avec le déménagement. Bien au contraire. 


D’où t’est venue l’idée de ce livre ? Peux-tu nous parler de son écriture ?
A l’origine d’une histoire, il peut y avoir une personne aperçue, même quelques secondes, dans la rue, dans un magasin, qui me marque pour une raison ou pour une autre et à laquelle j’invente une vie. Pour « Nos corps étrangers« , il s’agissait en réalité d’une situation dont j’ai entendu parler, suffisamment troublante pour que j’y repense assez souvent par la suite. J’ai donc décidé de l’écrire. Cela s’est fait en deux temps : j’ai d’abord remonté le fil d’un temps fictif, à rebours, avant de le dérouler à nouveau, dans le roman cette fois, depuis les origines, en imaginant les mécanismes et les étapes qui mènent au dénouement. 

Ton roman vient tout juste de paraître, mais as-tu déjà une idée pour ton/tes prochain(s) roman(s)? D’autres projets littéraires en préparation ?
Je suis en train d’écrire un roman, qui approche d’ailleurs de la fin. Mais le processus est encore long : il faudra, après l’avoir terminé, le relire, le retoucher, et décider alors s’il est prêt à rencontrer ses lecteurs. L’action principale se déroule dans les années 1990.
Mais il est probable qu’un autre roman sorte de l’ombre avant celui-là. Je n’en dis pas plus tant que le projet n’est pas totalement finalisé ! 

Question pêle-mêle : Quel est…? 
  • Ton livre de chevet ?  Toujours un livre différent. 
  • Le livre qui cale ta bibliothèque ? J’aime trop les livres pour leur faire tenir ce rôle ingrat. Mais si vraiment il fallait caler ma bibliothèque, je prendrais sans doute un roman de Paulo Coelho
  • Le livre que tu aurais rêvé d’écrire ? Un livre à l’univers unique, romanesque, déjanté et complexe, dans la veine de « Cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez
  • Ta lecture en cours ? « Impurs« , de David Vann.
  • Le livre que tu nous invites à découvrir en urgence? « Le garçon« , de Marcus malte, pour ceux qui ne l’auraient pas lu.
Si tu devais comparer ta vie à un roman, lequel serait-ce ?
Aucun. Chaque roman est susceptible de refléter un aspect de la vie dans lequel on se reconnaît, mais il n’y en a pas un qui pourrait servir de comparaison. C’est sans doute pour ça que j’aime les livres, et que tant de gens les aiment : pour la découverte d’autre chose que nos vies. S’ils nous ressemblaient trop, ils nous intéresseraient sans doute moins. Il faut qu’ils soient beaucoup plus noirs ou plus joyeux. 

Un petit mot pour la fin ?
Un grand merci à Aurélie ! Et à tous, à bientôt j’espère, en vrai, dans une librairie, un salon, quand reviendront les temps insouciants, celui des rencontres et du plaisir des échanges.

Et un grand merci à toi chère Carine d’avoir si gentiment accepté de répondre à cette flopée de petites questions indiscrètes ! Je suis absolument ravie d’avoir pu te faire découvrir autrement à mes Bookinautes, et j’espère que cette passionnante rencontre les aura incités à découvrir « Nos corps étrangers », un sombre roman tout à la fois prenant et bouleversant paru à La Manufacture de Livres ! Qu’en dites-vous mes Bookinautes chéris ? Si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à retrouver ma chronique par ICI ! Et pour vous le procurez, foncez donc chez votre libraire préféré ! Je vous souhaite donc une belle lecture ainsi qu’un bon week-end… Et à très vite pour de livresques aventures ! 

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