Chroniques 2026 \ Tuer le mal à la racine de Nadine Mousselet

Le flair du Capitaine pour l’affaire du Mardi : “Tuer le mal à la racine” de Nadine Mousselet, réédité le 07 mai 2026 aux éditions Pocket.

Le pitch : Quand un commandant de gendarmerie en Normandie est dépassé, il peut compter sur Laura Claes et son équipe
Le commandant Mathieu Rainel, de la gendarmerie de Sainte-Mère-Église, est appelé sur un terrible accident. Un homme a été écrasé par son tracteur.
L’enquêteur est plongé en plein doute. Depuis quatre mois, chaque premier mardi du mois, un accident ou un suicide se produit. Il ne croit pas aux coïncidences et commence à subodorer une série de crimes maquillés. Sa hiérarchie lui rit au nez, mais son instinct est le plus fort.
Compagnon de promotion du major Bricart, membre de l’équipe de Laura Claes et Fred Jumet, il fait appel au trio de choc spécialisé dans la traque des tueurs en série. Et les événements vont rapidement lui prouver qu’il avait raison.

Depuis que je l’ai rencontrée au Havre après avoir lu “Meurtres cousus main” l’an dernier, Nadine Mousselet fait partie de mes autrices préférées, pour sa gentillesse et sa simplicité sur le plan humain, mais aussi pour son machiavélisme et son originalité sur le plan littéraire. Trop heureuse de la retrouver au Polartifice en juillet dernier, je m’étais procurée ses trois dernières rééditions sans hésiter, impatiente que j’étais de retrouver le formidable trio composé par Laura Claes, Joël Bricart et Fred Jumet. Mais alors que je m’étais promis de me limiter à une lecture par mois pour faire durer le plaisir, je n’ai pas su résister et j’ai enchainé les trois bouquins en quelques jours… Toutefois, la gourmandise littéraire (mais pas que ^^) n’est pas un si vilain défaut qu’on vous le dit : Dès lors, après vous avoir parlé de “L’or rouge” et avant de vous présenter “Au nom du vice“, je vous emmène “Tuer le mal à la racine“!

Et cette fois-ci, c’est à Saint-Mère-Eglise et ses environs que nous débarquons en force pour une affaire particulièrement retorse ! Dans ce lieu chargé d’Histoire en effet, un sinistre meurtrier maquille ses crimes avec une telle minutie qu’ils auraient pu s’avérer parfaits… Sans le flair et l’instinct du fin limier qu’est le Commandant Mathieu Rainel ! Manquant toutefois d’éléments pour soutenir sa thèse auprès de sa hiérarchie, il fait appel à son ami le Major Bricart, lequel entraîne toute son équipe avec lui… Et nous aussi !
Une fois encore, l’autrice nous fait autant voyager qu’enquêter, nous apprend autant qu’elle ménage son suspense, distille ce qu’il faut d’éléments pour notre enrichissement personnel sans oublier d’y glisser quelques indices parmi moult péripéties, pour une intrigue redoutablement pensée et remarquablement orchestrée. C’est à la fois prenant et trépidant, mais aussi touchant et palpitant : Car Nadine Mousselet sait nous tenir en haleine d’un bout à l’autre de son roman sans oublier l’aspect humain pour autant ! Parce qu’au-delà de ces investigations, c’est notre équipe de choc que je suis ravie de retrouver ! Après les avoir rejoints sur le tard l’an dernier, je me suis immédiatement attachée à eux, et j’ai tout de suite voulu apprendre à les connaître plus avant, pour comprendre leur fonctionnement et la puissance des liens qui les unit : Raison pour laquelle je prends tant de plaisir à remonter le fil de leurs aventures ! S’ils me paraissent assez “intemporels”, l’autrice n’omet jamais de les étoffer, de leur apporter substance et supplément d’âme pour les rendre toujours plus crédibles et sympathiques, et nous rendre ainsi plus fiers encore de faire partie, à notre tour, de cette unité si spéciale !
La plume est toujours aussi fluide, dynamique et agréable, le style pimpant, tout à la fois attrayant et distrayant, ce qui donne de l’allant à cette lecture, peut-être un peu moins vive que les autres opus, mais toujours aussi captivante.

En bref, c’est un vrai bonheur pour moi de me plonger dans les écrits de Nadine Mousselet ! Il me tarde désormais  de la retrouver avec Laura et ses acolytes… Mais pas que ! En attendant, il me reste “Au nom du vice” à chroniquer !

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