Chroniques 2018 \ Les Oubliés du Dimanche de Valérie Perrin

Quand les mots d’une auteure nous ôtent les nôtres pour mieux nous ravir le cœur : « Les oubliés du dimanche » de Valérie Perrin, paru aux éditions Albin Michel et désormais disponible chez Livre de Poche.
 
Le pitch : A 21 ans, Justine a le cœur sur la main et aime penser aux autres… Surtout aux autres. Partageant sa vie entre ses grands-parents, chez qui elle vit avec son cousin Jules, qu’elle considère comme son frère depuis qu’un accident a coûté la vie à leurs parents, et son emploi d’aide-soignante dans une maison de retraite, elle voue un amour sans borne aux personnes âgées et adore les écouter raconter leurs souvenirs… Surtout ceux d’Hélène, sa résidente préférée avec qui elle s’est liée d’amitié. Et tandis qu’elle lui délivre peu à peu son histoire en compagnie de sa Mouette, c’est aussi sur la sienne que Justine lève le voile, alors qu’un mystérieux Corbeau sème le trouble parmi les résidents et leurs familles…
 
Si la lecture me fait rêver, vibrer, voyager, m’évader et vivre 1001 aventures, il est aussi des plumes qui me touchent plus que d’autres : Et celle de Valérie Perrin en fait incontestablement partie… Je crois l’avoir su dès notre première rencontre, cette fameuse rencontre que j’ai désespérément attendue jusqu’à Vannes et qui fut décidément touchante, envoûtante, presque magique… Au moins autant que ma lecture le fut, lorsque je me suis plongée dans « Changer l’eau des fleurs« , un magnifique et bouleversant coup de coeur… Dès lors le manque s’est installé, il me fallait la retrouver : Un vœu qui s’est enfin réalisé à Nancy où je me procurais cette nouvelle pépite, son premier roman dans l’ordre chronologique, en format broché parce qu’il est trop beau pour l’éviter…
 
Parce qu’à l’image de cette intrigue et de la plume qui nous la livre, cette couverture et son titre sont tout à la fois simples et magnifiques… Tout, absolument tout y fait sens jusqu’à cette Mouette qu’on ne saurait oublier…
Alors on tourne la première page sans hésiter et on plonge à corps perdu dans cette histoire… Une histoire tendre et bouleversante… Une histoire ? Non, plutôt une double histoire, celle de Juliette et celle d’Hélène, deux passés pas si simples qui se mêlent et s’entremêlent pour mieux nous révéler la vérité, aborder des sujets tout à fait sérieux avec beaucoup de respect, et nous toucher en plein cœur, tant ces personnages véhiculent de belles valeurs…
Car on ne saurait rester de marbre face à cette profonde amitié transgénérationnelle, sublimée par Juliette et Hélène, auxquelles on s’attache de façon inconditionnelle. L’une à l’aube de sa vie et l’autre à son crépuscule… Elles ont tant à apprendre et à s’apprendre l’une de l’autre, alors on profite de chaque instant passé à leurs côtés. Car c’est bien grâce à elles et leurs grandes qualités humaines qu’on aime ce récit au point qu’il est difficile de le terminer…
Car si la vie n’est pas facile, elle est incroyablement belle, il faut savoir en profiter. Tout le temps. Toujours. C’est une émouvante leçon de vie que l’auteure nous livre ici de sa plume fluide et magnifique, empreinte de douceur et de sensibilité, captivante et émouvante à n’en point douter.
 
En bref, et comme indiqué en préambule, les mots me manquent pour exprimer à quel point ce roman a su me toucher, me bouleverser, m’envoûter, m’emporter. Ce livre est un coup de cœur. L’auteure est un coup de cœur. Un point, c’est tout.

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