Quand la presse se livre… JournaLivre Septembre 2019

Si la rentrée n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, il y a encore tant à partager, tant à découvrir ! Sachez donc mes chers petits que je suis ravie de vous retrouver par ici pour une reprise de rêve en compagnie de ma DreamBookTeam ! En effet vous n’êtes pas sans savoir que j’ai embrigadé, depuis un moment déjà, quatre lecteurs de mon plus proche entourage pour vous parler bouquins de 1001 façons possibles en conjuguant leurs passions respectives à la mienne, ceci afin de vous offrir toujours plus d’idées lectures et alourdir votre PAL de nouveaux titres à coup sûr !
Si depuis mon imagination n’a cessé de titiller mon âme de lectrice passionnée pour agrandir ma fine équipe et ne jamais cesser d’élargir mon champ des possibles, il est déjà temps de retrouver chacun de mes petits lecteurs préférés dans le cadre de leurs rubriques respectives, en sus du Bouquinist Park relancé mercredi dernier avec l’aimable concours de ma meilleure amie Laura ! Alors pendant que ma Maman Roseline et ma chère collègue Françoise attendent sagement leur tour, c’est à mon compagnon Franck que revient la lourde tâche de reprendre du service et compulser toute la presse culturelle pour vous offrir un nouvel article du JournaLivre !
 
Et tel un clin d’œil à son tout premier papier numérique publié sur mon blog, Franck s’est replongé dans « Le 1« , petit journal indépendant pensé pour « comprendre le monde » et dirigé par Eric Fottorino, traitant d’un sujet chaque semaine à travers le regard de différents intervenants.
Choisissant de prendre le contrepied de la rentrée littéraire (ou pas !), Franck s’est donc plongé dans le dernier numéro (n°262 du 04 septembre 2019) de cette revue disponible dans toutes les presses et autres kiosques, lequel posait l’intéressante question de savoir : « Que reste-t-il des gilets jaunes ? »
 
Le site internet du journal en question résume le présent opus sur son site internet comme suit : « Rentrée des classes rime-t-il avec lutte des classes ? Le mouvement des Gilets jaunes, qui mobilisait encore près de 11 800 personnes en juin, semble s’être essoufflé au cours de l’été. Faut-il en conclure que la crise est passée, que les passions sont éteintes, voire que les causes sont traitées ? Au-delà de l’avenir de la « marque jaune », difficile à prédire, il apparaît nécessaire, en cette période de reprise, de réfléchir aux traces profondes qu’elle a laissées dans le pays. »

 

En cette rentrée littéraire, la question est donc de savoir si la mobilisation des gilets jaunes va trouver un second souffle après l’été ou si elle s’est irrémédiablement étiolée.
Une heure durant, Franck a donc parcouru son petit exemplaire papier de 16 pages, en commençant par l’extrait proposé du nouveau roman d’Olivier Adam intitulé « Une partie de badminton« , paru le 21 août 2019 aux éditions Flammarion, dans lequel il est justement question de révolte sociale contre un projet immobiliser bétonnant la côte bretonne.
 
 
S’en suit un entretien avec le sociologue Pierre Veltz, qui bât en brèche l’idée d’une fracture territoriale entre les villes (riches) et les périphéries (pauvres). Selon lui les inégalités sont sociales et culturelles avant d’être géographiques, elles ont moins crû en France qu’ailleurs et se trouvent réduites entre les régions, la société s’étant plutôt homogénéisée.
 
D’un entretien à un autre, c’est ensuite l’économiste Daniel Cohen qui s’exprime entre ces pages sur les mesures économiques prises par le gouvernement (et notamment les 17 milliards d’euros pour le pouvoir d’achat) qui ont permis d’apaiser la colère des gilets jaunes. Cependant rien ne sera réglé sans un travail de resocialisation des populations les plus fragiles, souffrant de solitude et d’exclusion sociale.
 
Puis vient le tour du politologue Brice Teinturier et du journaliste Frédéric Says de prendre la parole sur le sujet. Selon eux, ce mouvement a eu des effets profonds sur la façon de gouverner en mettant fin à une présidence jupitérienne (pouvoir jugé arrogant et technocratique) avec plus de dialogue, de concertation avec les français et les corps intermédiaires. Véritable virage social, la crise des gilets jaunes a mis en évidence l’insuffisance démocratique.
 
Les différentes analyses proposées dans ce journal par les politologue, journaliste, économiste et autre sociologue donnent finalement raison à la citation au célèbre dramaturge français du XVIIème siècle Pierre Corneille : « Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre ; Qui l’ose réveiller peut s’en laisser surprendre »
 
 
A noter enfin que certains (comme Amazon que nous ne citerons pas…) ont trouvé moyen de s’enrichir sur le dos des pauvres puisque le prix du fameux gilet jaune a augmenté de 122% entre octobre et décembre 2018…

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