Chroniques 2021 \ Premier sang d’Amélie Nothomb

Retour aux sources pour un magnifique hommage, aussi enivrant qu’émouvant : « Premier sang » d’Amélie Nothomb, paru ce 18 août 2021 aux éditions Albin Michel.

Le pitch : « Les douze hommes me mettent en joue. Est-ce que je revois ma vie défiler devant moi ? La seule chose que je ressens est une révolution extraordinaire : je suis vivant. Chaque moment est sécable à l’infini, la mort ne pourra pas me rejoindre, je plonge dans le noyau dur du présent. »
Seul face à un peloton d’exécution, Patrick Nothomb retrace les grandes lignes de sa vie à travers quelques souvenirs. Seule face à sa plume, Amélie Nothomb retrouve son père à travers quelques pages… L’un décrit, l’autre écrit, constituant ainsi le plus émouvant des duos littéraires…

Il est un rituel auquel je ne sacrifierais pour rien au monde : Chaque année je débute la rentrée littéraire en compagnie d’Amélie Nothomb. Elle et personne d’autre… Mais cette année j’ai tout de même fait une petite exception pour la simple et bonne raison qu’elle n’était pas seule : En effet je l’ai retrouvée avec émotion et empathie en compagnie de son défunt père Patrick Nothomb, grand homme à la vie romanesque s’il en est.

A travers ce superbe roman biographique, Amélie raconte Patrick, ce père qui n’a pas connu le sien, cet enfant qu’on a jugé trop sensible pour effectuer sa première rentrée sans passer chez les ébouriffants Nothomb, cet homme qui rêvait d’être gardien de but avant de devenir diplomate au péril de sa vie.
A travers ce superbe roman biographique, Amélie nous conte les trépidantes aventures d’un héros des temps modernes, que la vie n’a pas épargné de sa prime enfance jusqu’à l’aube de son existence mais qui s’en est toujours accommodé, bon gré mal gré, parce que la vie est une expérience même si l’expérience est inhumaine.
A travers ce superbe roman biographique, Amélie se réinvente et se fait plus tendre et intimiste, optant pour une narration à la première personne du singulier tout en conservant son style riche et inimitable afin de dévoiler ce père dans les bons comme les mauvais moments mais toujours avec douceur et humour, bienveillance et fantaisie, finesse et sensibilité.

En bref, Amélie nous propose ici une parenthèse enchantée comme hors du temps pour y ressusciter ce père qu’elle a tant aimé et le rendre ainsi éternel… C’est à la fois drôle, passionnant et bouleversant… Mais surtout délicieusement réussi.

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