Retour en Bretagne pour le pire du pire : “Au nom du vice” de Nadine Mousselet, réédité le 09 juillet 2026 aux éditions Pocket.
La pitch : Cancale en Bretagne : ses huîtres, ses enlèvements, son Darknet, ses satanistes…
Après une enquête éprouvante sur l’île Tatihou en Normandie, l’équipe de Laura Claes est appelée en urgence en Bretagne et plus précisément à Cancale où une fillette de deux ans a disparu quelques jours plus tôt. Le grand frère de la petite Morgane, un ado révolté et gothique, assure avoir vu sa sœur lors d’une messe noire sur le Darknet. Deux autres enfants avaient été signalés disparus l’année précédente et jamais retrouvés. Un challenge inédit pour le trio d’enquêteurs confronté au monde inquiétant des satanistes, de leurs rites et de leurs débauches.
Fervente lectrice de Nadine Mousselet depuis que je l’ai rencontrée au Havre, physiquement et littérairement, l’an dernier, je suis au rendez-vous de toutes ses parutions et rééditions désormais. Si j’ai quelque peu patienté pour “Tuer le mal à la racine“, paru en mai, c’est parce que j’étais sûre de retrouver cette adorable autrice au Touquet en juillet… Me permettant ainsi de m’offrir une belle triplette dédicacée ! Je vous ai déjà parlé de ce dernier après avoir bouquiné “L’or rouge” (parce que j’aime reprendre les titres dans l’ordre chronologique, dans la mesure du possible), me voici maintenant prête à vous présenter “Au nom du vice“…
Si Nadine Mousselet sévit habituellement en Normandie, c’est la deuxième enquête bretonne que je lis parmi sa bibliographie : La première (“L’or rouge“) avait une dimension plus personnelle, cette seconde prend une tournure plus inédite puisqu’il s’agit de retrouver une enfant de deux ans, disparue de son domicile alors qu’elle se trouvait sous la garde de son frère aîné, lequel pense l’avoir reconnue lors d’une messe noire diffusée sur le Darknet… Voilà qui annonce la couleur sans délai !
Immédiatement, la tension monte et l’urgence se fait sentir, aussi c’est dans une véritable course contre la montre que nous entraîne l’autrice. Dans un décor si bien retranscrit qu’on s’y croirait, rendant notre lecture dangereusement immersive, Nadine Mousselet nous prend surtout au piège d’une atmosphère sinistre et pesante, malaisante et angoissante, nous confrontant à ce que l’âme humaine peut receler de plus sombre et terrible. Au fil des investigations, l’affaire prend une tournure sordide, certaines scènes s’avèrent nauséabondes (mais utiles) et quelques protagonistes se révèlent répugnants, ce qui nous motive d’autant plus à venir en renfort de notre trio de choc afin de résoudre cette enquête au plus vite.
Le trio en question ? Laura Claes, Joël Bricart et Fred Jumet. Trois personnages complémentaires et solidaires, toujours plus étoffés au fil des aventures, auxquels je me suis profondément attachée et que l’autrice ne cesse de malmener… A l’instar de ses lecteurs dont je fais partie, qui ne peuvent s’empêcher de frémir ou bouillir… De ressentir moult émotions à leurs côtés.
Mais si l’intrigue est aussi prenante en dépit d’un dénouement un peu trop abrupt à mon goût, c’est aussi parce qu’elle est servie par une plume fluide, élégante et attrayante, riche et bigrement instructive sans être assommante, rythmée par des chapitres courts et portée par un style dynamique et efficace. Autrement dit ? Ca se lit vite, on fait défiler les pages… Et on en redemande !
En bref, Nadine Mousselet confirme sa place de chouchoute dans mon petit cœur de lectrice passionnée avec cette enquête d’une noirceur extrême, dense et plus complexe qu’il n’y paraît : Même si j’accepte que ma psycho-criminologue préférée et ses acolytes prennent quelques congés, j’espère bien les retrouver pour de nouvelles aventures avant la fin de l’année !