Retour en arrière, pour le meilleur et pour le pire : “La Trilogie du Mal – Tome 1 : L’âme du mal” de Maxime Chattam, initialement paru aux éditions Michel Lafon le 04 mars 2004, publié au format poche aux éditions Pocket et récemment réédité en version collector.
Le pitch : Le bourreau de Portland, qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper, est mort. Pourtant le carnage continue.
L’inspecteur Joshua Brolin, qui avait mis ce monstre hors d’état de nuire, doit aujourd’hui poursuivre son double. Cette fois, l’espoir n’est plus permis : le Mal a une grande famille et ses frères sont légion…
Mes petits Bookinautes adorés… Est-il seulement nécessaire de vous présenter Maxime Chattam et sa “Trilogie du Mal” ? Comme nombre d’entre vous sans doute, c’est avec “L’âme du mal” que j’ai découvert l’auteur, il y a de (très) nombreuses années… Alors pourquoi vous en parler aujourd’hui ? Et bien tout simplement parce que les éditions Michel Lafon ont réédité les trois opus dans une version collector de toute beauté fin 2025, véritable pépite de 1000 pages qui m’a été offerte à Noël ! Avouez que :
1/ c’est ce qu’on appelle être gâtée, et
2/ cela méritait une petite chronique après relecture !
Dante n’a qu’à bien se tenir : En matière d’Enfer, force est de constater que Maxime Chattam en a volé les clés pour nous y enfermer aux côtés de l’inspecteur Joshua Brolin, l’étudiante en psychologie Juliette Lafayette et le Bourreau de Portland… Revenu d’entre les morts ?
Car très vite, nous voilà pris au piège d’une intrigue d’une noirceur extrême et teintée d’ésotérisme, diaboliquement bien orchestrée, machiavéliquement bien ficelée, qui nous tient en haleine sans discontinuer, ne nous laisse aucun répit (à quoi bon respirer ?) et nous fait même perdre notre latin, je vous le garantis !
De ma première lecture, j’avais conservé le souvenir d’une histoire sinistre et glauque, qui fait particulièrement froid dans le dos : Ma relecture n’a rien démenti ! Bien qu’un tantinet vintage (il faut dire que ce récit a déjà plus de deux décennies ^^), l’enquête se veut prenante et palpitante, bigrement immersive, vibrante et vivante tout en côtoyant la mort, et surtout le mal, le mal le plus obscur, le mal à l’état pur.
Souvent anxiogène et suffocante, l’histoire ne manque toutefois pas d’oxygène grâce aux personnages (à certains, en tout cas ^^) qui l’animent. L’auteur a pris soin de leur apporter profondeur et densité, d’en soigner la psychologie pour les rendre foncièrement humains et susciter l’empathie… Sans oublier de les malmener, à l’instar de ses lecteurs : L’auteur est un gentil sadique !
Mais plus encore, Maxime Chattam n’a rien laissé au hasard, a pensé à chaque détail… Pour ne nous laisser aucune chance d’en réchapper ! Le rythme est trépidant, la plume sombre et nerveuse, le style vif et percutant… Dès lors vous comprendrez que de cette lecture, on ne fait qu’une bouchée… A moins que ce ne soit l’inverse !
En bref, je voulais me frotter une nouvelle fois au mal et je m’y suis volontiers brûlée : “In Tenebris“, je suis allée bouquiner sans tarder !