Chroniques 2020 Un(e)Secte de Maxime Chattam

Quand un auteur de talent a la plume qui lui démange, il vous offre un thriller qui ne manque pas de piquant : « Un(s)secte » de Maxime Chattam, paru aux éditions Albin Michel.
 
Le pitch : A Los Angeles, Atticus Gore est dépêché sur une scène de crime aussi effroyable qu’étrange, sur laquelle l’attend une victime dont il ne reste que le squelette dans des vêtements ensanglantés… A New York, Kat Kordell se retrouve quant à elle missionnée sur la disparition inquiétante et inexpliquée d’une jeune femme… Deux affaires d’un bout à l’autre des Etats-Unis qui vont bientôt conduire ces deux enquêteurs à se croiser… Dans quel guêpier se sont-ils fourrés ?
 
Si j’avais repéré ce bouquin dès sa sortie, sa couverture ainsi que son résumé m’ont toutefois dissuadée de le bouquiner dans la foulée, n’étant psychologiquement pas prête à m’y frotter sans une bombe Pyrel à mes côtés… Oui mes amis, l’entomophobie n’est pas qu’un vain mot pour votre petite blogueuse déjantée, chez moi c’est plutôt mon chat qui chasse les araignées et autres bestioles grimpantes, volantes ou rampantes qui tendraient à m’approcher… Moi… Et bien moi vous m’entendrez plutôt lui hurler « Tue-la ! TUE-LA !! TUUUE-LAAA !! » Du haut de la chaise sur laquelle j’aurai grimpé… Et puis le #challengedulecteurconfiné s’en est mêlé, me suggérant de lire « un livre qui fait peur »: Le jour de la confrontation était donc arrivé…
 
Fidèle à sa réputation et à l’instar d’une araignée, l’auteur n’a décidément pas son pareil pour vous prendre au piège sitôt sa toile tissée et la première page tournée… Au terme d’un prologue qui donne le ton autant qu’il vous colle le frisson, l’auteur nous entraîne ainsi dans une intrigue palpitante et particulièrement bien ficelée, pour laquelle il s’est sans aucun doute minutieusement documenté pour mieux encore nous happer et nous tenir en haleine jusqu’au point final au gré de moult rebondissements machiavéliquement bien pensés.
S’il a pris le temps de soigner ses descriptions de sorte qu’on vive l’histoire comme si on y était, l’auteur a également croqué ses personnages avec force crédibilité tout en les dotant d’une certaine originalité, tant et si bien qu’on ne tarde pas à les apprécier pour les suivre sans hésiter au gré de leurs investigations et faire défiler les pages sans voir le temps passer.
Soutenu par une plume vive, élégante et efficace, un style nerveux un rien teinté de fantastique et rythmé par de courts chapitres, le récit s’en fait d’autant plus prenant et haletant… Pour un moment de lecture d’une remarquable intensité qui joue sévèrement sur l’ambiguïté du titre… A vous maintenant de découvrir ce qu’il en est !
 
En bref, s’il n’a pas arrangé mes relations entomologiques, ce captivant thriller m’a procuré un excellent moment de lecture comme seul Maxime Chattam en a le secret… Mais quelle mouche l’a donc piqué ?

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